Le dĂ©putĂ© arabe Ghattas soupçonnĂ© d’entrave Ă  la sĂ©curitĂ© en passant secrètement des tĂ©lĂ©phones aux prisonniers palestiniens

La police israélienne soupçonne un député du parti arabe Bâle Ghattas pour entrave à la sécurité du pays.

Il a Ă©tĂ© interrogĂ© lors d’un interrogatoire sur des soupçons de violations de la sĂ©curitĂ©, sur la base des informations reçues par l’unitĂ© des enquĂŞtes spĂ©ciales Lahav 433, dans les prisons de l’AutoritĂ© Palestinienne.

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Le site Haaretz a rapportĂ© dimanche soir que le dĂ©putĂ© arabe Ghattas a maintenu des liens avec un ou plusieurs prisonniers de sĂ©curitĂ©, qui a soulevĂ© des soupçons le concernant. Il serait impliquĂ© dans des violations de sĂ©curitĂ© de l’État.

Selon le rapport, il n’y a aucun lien avec ce qui a Ă©tĂ© rĂ©cemment dĂ©couvert et l’enquĂŞte depuis plusieurs mois dans le parti arabe Balad. Cependant, les chercheurs prĂ©voient de vĂ©rifier un lien possible entre les sommes transfĂ©rĂ©es aux prisonniers de sĂ©curitĂ© par Balad et les discussions du lĂ©gislateur avec des prisonniers de sĂ©curitĂ©.

Le parti Balad a rĂ©vĂ©lĂ© ce dimanche matin qu’un membre du parti du bureau politique Nibin Abu Rahmoun a Ă©galement Ă©tĂ© interrogĂ© par la police.

Ghattas a annoncĂ© qu’il allait nĂ©gocier pour son interrogatoire de police, appelant le comportement de la police comme une action « vengeresse » et dĂ©clarant qu’il ne les craignait pas dans le passĂ© et sera de mĂŞme dans l’avenir.

L’interrogatoire de Ghattas suit l’interrogatoire de ses deux dĂ©putĂ©s dans le parti  Balad de la Liste arabe commune, Jamal Zahalka et Hanin Zoabi. Les interrogations de ces politiciens arabes viennent Ă  la suite des arrestations de l’actuel prĂ©sident Awad Abdel Fattah et certains fonctionnaires et avocats .

L’enquĂŞte gĂ©nĂ©ralisĂ©e a commencĂ© il y a quelques mois et porte sur des irrĂ©gularitĂ©s financières et des soupçons de blanchiment d’argent et la falsification de documents au cours de deux campagnes en 2013, une pour la Knesset, l’autre pour les municipalitĂ©s locales.

L’ancien dĂ©putĂ© du parti Balad, Azmi Bishara en avril 2007 a dĂ©missionnĂ© de la Knesset Ă  l’ambassade d’IsraĂ«l au Caire, après une enquĂŞte de la police israĂ©lienne dans ses contacts avec l’Ă©tranger, et les accusations de complicitĂ© avec l’ennemi en temps de guerre, la transmission d’informations Ă  l’ennemi et d’avoir des contacts avec un agent Ă©tranger , ainsi que de blanchiment d’argent par des sources Ă©trangères. Bishara a niĂ© les allĂ©gations, et a dit qu’il sĂ©journait Ă  l’Ă©tranger parce qu’il croit qu’il ne recevra pas un procès Ă©quitable.