Des scientifiques de l’UniversitĂ© de Tel Aviv (TAU) ont créé une nanoparticule Ă l’aide de laquelle il est possible de vaincre le cancer de la peau (mĂ©lanome). Les recherches ont Ă©tĂ© menĂ©es par un groupe dirigĂ© par le professeur Ronit Sachi-Fainaro, chef du dĂ©partement de physiologie et de pharmacologie et chef du groupe de nano-mĂ©decine et de lutte contre le cancer.
Le vaccin qu’ils ont mis au point s’est avĂ©rĂ© extrĂŞmement efficace lors d’expĂ©riences sur des souris dans trois situations : en tant qu’agent prĂ©ventif (Ă savoir des vaccins contre le mĂ©lanome), en guise de traitement curatif du cancer de la peau et, Ă©ventuellement, en tant que moyen de lutte contre les mĂ©tastases.
Les scientifiques de la TAU ont créé des nanoparticules de 170 nanomètres (0,00017 mm) Ă partir d’un polymère spĂ©cial, et les peptides, acides aminĂ©s caractĂ©ristiques des cellules de mĂ©lanome.
Ces nanoparticules chargées ont été injectées à des souris infectées par un cancer de la peau. Les nanoparticules contiennent des molécules en elles-mêmes qui réveillent les cellules dendritiques du système immunitaire. Ce dernier, à son tour, active les cellules T, qui attaquent le cancer.
Ainsi a expliqué le mécanisme du « vaccin contre le mélanome », le professeur Sachi-Fainaro. Le 5 août, un article sur cette étude sera publié dans la revue Nature Nanotechnology.
Des nanoparticules portant une «charge» ont Ă©tĂ© introduites dans une souris en bonne santĂ©, qui a ensuite Ă©tĂ© infectĂ©e par des cellules de mĂ©lanome. Le vaccin a fonctionnĂ© : l’animal n’est pas tombĂ© malade.
L’utilisation du mĂŞme matĂ©riel a considĂ©rablement ralenti la croissance des cellules cancĂ©reuses chez un autre rongeur dĂ©jĂ atteint d’un mĂ©lanome. Pour cette raison, toutes les souris expĂ©rimentales ont vĂ©cu beaucoup plus longtemps que d’habitude dans le cas du mĂ©lanome.
En ce qui concerne la lutte contre les mĂ©tastases, les scientifiques ont examinĂ© le tissu de mĂ©tastases cĂ©rĂ©brales (la forme la plus courante de mĂ©lanome) et ont conclu qu’elles contiennent exactement les mĂŞmes peptides que ceux attaquant leur vaccin.






