Près d’un an après son retour de captivité, Eli Sharabi continue de livrer des témoignages d’une humanité bouleversante. Invité ce week-end dans l’émission פגוש את העיתונות (« Meet the Press ») sur la chaîne 12, il s’est confié dans un entretien en direct mené par le journaliste Amit Segal.
La question posée semblait simple, mais elle touche au cœur de l’expérience vécue par les anciens otages. Segal est revenu sur une phrase qui avait profondément marqué l’opinion publique lors d’un précédent entretien : « Ouvrir un réfrigérateur, c’est un monde entier ». Presque un an plus tard, le journaliste a voulu savoir si ce sentiment était toujours aussi fort ou si, avec le temps, l’habitude revenait.
La réponse d’Eli Sharabi a été sans détour. « On apprend à apprécier les petites choses, les choses les plus basiques. Et on ne les oublie jamais », a-t-il expliqué avec calme. Relancé sur le quotidien — « Aujourd’hui encore, quand vous ouvrez un frigo et que vous voyez une pomme, du fromage, une baguette ? » — Sharabi a souri : « Oui, vraiment. Partout où je vais, on me demande ce que j’aime manger. Tout est bon. »
Le moment a pris une tonalité presque légère lorsque Segal a insisté avec humour : « Tout ? Même les aubergines ? » La réponse, elle, résumait tout le parcours du survivant : « Tout est bon, même les aubergines. Je n’en mangeais pas avant. Aujourd’hui, je mange de tout. Tout est bon. »
Au-delà de l’anecdote, les paroles d’Eli Sharabi rappellent la profondeur des séquelles laissées par la captivité, mais aussi la capacité de certains rescapés à transformer la douleur en une leçon de gratitude et de résilience. Un témoignage simple, sans pathos, qui a touché de nombreux téléspectateurs et remis en lumière la réalité quotidienne de ceux qui sont revenus du pire.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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