La semaine dernière, il y a eu un grand Ă©moi après qu’il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© que le tribunal avait ordonnĂ© Ă l’État de fournir au terroriste Nohba un avocat pour les protĂ©ger, aux frais de l’État. Aujourd’hui, « Israel Hayom » publie pour la première fois que des dĂ©cisions similaires ont Ă©tĂ© prises dans le cas de plus de 100 terroristes du Hamas – ceci conformĂ©ment Ă l’ordonnance temporaire approuvĂ©e par la Knesset après le 7 octobre.
Suite Ă la publication de Shelly Tapiero (« Kan 11 »), le ministre de la Justice Yariv Levin et le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben Gvir ont condamnĂ© la dĂ©cision de la Haute Cour, et Levin a annoncĂ© que son bureau ne financerait pas d’avocats pour les terroristes.
Cependant, un examen de certaines des dĂ©cisions judiciaires qui ont ordonnĂ© Ă l’État de fournir aux terroristes des services d’avocats financĂ©s par des fonds publics rĂ©vèle que les juges ont Ă©crit que cela devait ĂŞtre fait en raison d’une loi adoptĂ©e par la Knesset, Ă l’initiative du gouvernement, après le dĂ©but de la guerre des Ă©pĂ©es de fer, et dĂ©clare en effet que les tribunaux doivent ordonner la nomination d’un avocat pour la dĂ©fense du terroriste du Hamas aux frais de l’État.
Après le dĂ©clenchement de la guerre, la Knesset a adoptĂ© une disposition temporaire dans la loi sur les commandes visuelles. La lĂ©gislation de l’ordre temporaire a Ă©tĂ© mise en Ĺ“uvre après une dizaine de discussions Ă son sujet au sein de la Commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, qui a approuvĂ© toutes ses sections. Selon l’ordonnance temporaire, suite aux prĂ©occupations de sĂ©curitĂ© concernant le dĂ©placement des terroristes du Hamas devant les tribunaux, le ministre de la Justice et le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale peuvent dĂ©clarer une situation spĂ©ciale selon laquelle les personnes arrĂŞtĂ©es pour terrorisme et dĂ©lits contre la sĂ©curitĂ© de l’État comparaĂ®tront devant un juge par appel vidĂ©o depuis l’établissement pĂ©nitentiaire et non dans la salle d’audience.
L’article 15 de la loi stipule que « l’audience se tiendra en prĂ©sence de l’avocat du dĂ©tenu et, s’il n’est pas reprĂ©sentĂ©, le tribunal lui dĂ©signera un avocat », c’est-Ă -dire aux frais de l’État. Les auditions au ComitĂ© constitutionnel, mais aucune discussion n’a eu lieu Ă ce sujet. Après la promulgation de l’ordonnance provisoire, Levin et Ben Gvir ont publiĂ© une ordonnance dĂ©clarant la situation particulière selon laquelle les dĂ©tenus du Hamas ne seront pas traduits devant un juge, sauf dans un cadre spĂ©cial, comme une confĂ©rence visuelle.
L’Ă©tat d’urgence expirera dans quelques semaines et il y a dix jours, les ministres Ben Gvir et Levin ont publiĂ© un nouveau projet d’ordonnance pour commentaires publics, sans rien changer au financement de la reprĂ©sentation des terroristes du Hamas – cette situation continuera donc d’exister.
Et qu’en est-il d’un avocat de la défense privé ?
En mars, le président de la commission constitutionnelle, le député Simcha Rothman, a présenté un projet de loi exemptant le défenseur public de représenter les terroristes. Toutefois, cela ne constitue qu’une réponse partielle au problème, car selon la loi, l’État doit financer un avocat privé.
Au cours du dĂ©bat, les membres de la Knesset ont dĂ©clarĂ© qu’il n’Ă©tait pas moral que l’État finance la reprĂ©sentation des terroristes du Hamas.
Les dĂ©cisions judiciaires entre les mains d’« Israel Hayom » datent d’une date tardive pour cette audience, et il convient de noter qu’un reprĂ©sentant de l’administration judiciaire n’a pas Ă©tĂ© invitĂ© Ă cette audience pour fournir des donnĂ©es au nom du pouvoir judiciaire.








