Une Ă©tape sur la voie de la gouvernance ou un obstacle Ă la dĂ©mocratie ? Après que des centaines de rĂ©serves aient Ă©tĂ© rejetĂ©es, aujourd’hui (mercredi) le plĂ©num de la Knesset a votĂ© en deuxième et troisième lectures la proposition de « loi Ben Gvir » visant Ă modifier l’ordonnance sur la police, aboutissant ainsi Ă son approbation finale. De plus, les accords de coalition ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s sur la table de la Knesset.
Dans le cadre de la nouvelle loi, qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă une majoritĂ© de 61 dĂ©putĂ©s (contre 55 qui ont votĂ© contre), il est proposĂ© de rĂ©glementer les relations de conversion et de subordination entre le commissaire de police et entre le gouvernement et le ministre, Ă l’instar de la manière dont ceux-ci sont rĂ©glĂ©s entre le chef d’Ă©tat-major et l’IDF et entre le gouvernement et le ministre de la dĂ©fense dans le cadre de la loi : l’armĂ©e.
Au cĹ“ur du projet de loi, il est proposĂ© d’ancrer le pouvoir du ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure de dĂ©finir la politique et les principes de la police.
Une attaque du gouvernement sortant
Après l’approbation de la loi Ben Gvir et sur fond de lĂ©gislation Ă©clair destinĂ©e Ă permettre la formation du gouvernement, la nouvelle opposition a attaquĂ© et affirmĂ© qu’il s’agissait d’une mesure qui nuirait Ă la dĂ©mocratie.
L’ancien prĂ©sident de la Knesset, le dĂ©putĂ© Miki Levy (Yesh Atid), a plaidĂ© pour la politisation des forces de l’ordre : « La police est en train d’ĂŞtre transformĂ©e en police politique. Le ministre dĂ©signĂ© demande tous ces changements anormaux avant de prendre ses fonctions, avant de comprendre comment fonctionne une telle organisation. Jamais Il n’y a pas eu de politique ministĂ©rielle dans l’usage de la force. Le ministre aurait pu poser des questions, mais une politique d’enquĂŞte ? Une politique de poursuite ? Heureusement qu’elle est mise de cĂ´tĂ© maintenant. Qui sait oĂą cela finira.  »
L’ancien chef d’Ă©tat-major, le dĂ©putĂ© Gadi Eisenkot, a mis en garde : « La combinaison des lois qui sont adoptĂ©es ces jours-ci et des accords de coalition entraĂ®nera des dommages Ă la sĂ©curitĂ©. La règle en matière de leadership est d’essayer de laisser la complexitĂ© avec vous et de crĂ©er autant de clartĂ© et de concentration que possible pour votre subordonnĂ© et lui donner les meilleures conditions pour rĂ©ussir sa mission. Cela ne se produit pas dans ce cas contraire.
Hier, le ministre sortant de la Sécurité intérieure, Amar Bar Lev, a déclaré que « la police israélienne fait face à une main menaçante et prédatrice, irresponsable et inexpérimentée qui cherche à politiser la police ». Le ministre de la Défense Gantz a également exigé : « Ne rendez pas la police politique, faible et conflictuelle ».
Entre-temps, Netanyahu et les Ă©quipes de nĂ©gociation du Likoud ont officiellement signĂ© aujourd’hui les accords de coalition avec le judaĂŻsme de la Torah, le sionisme religieux et le parti Noam.
Tous les accords ont été déposés sur la table de la Knesset en vue de la formation du gouvernement qui devrait avoir lieu demain.






