Nouvelle controverse à Washington. L’administration du président Donald Trump a informé le Congrès qu’elle ne partagerait pas les renseignements classifiés ayant conduit à une plainte visant la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard.
Selon les informations rapportées par la presse américaine, la plainte concernait des accusations selon lesquelles Gabbard aurait bloqué la divulgation d’un rapport de renseignement sensible portant sur une conversation interceptée entre deux ressortissants étrangers. Cette conversation aurait évoqué l’Iran ainsi que Jared Kushner, gendre et envoyé spécial du président.
Une plainte liée à une interception sensible
Le renseignement en question aurait été collecté par la National Security Agency (NSA) au début de l’année précédente. Il concernerait un échange téléphonique entre deux citoyens étrangers, intercepté par un service de renseignement étranger puis transmis aux autorités américaines.
D’après les rapports publiés, cette conversation aurait inclus des discussions relatives à l’Iran ainsi que des propos mentionnant Jared Kushner. Les responsables de l’administration Trump ont qualifié les allégations visant Kushner de « manifestement fausses », tout en refusant de fournir davantage de détails afin de ne pas exposer des méthodes de collecte de renseignement hautement sensibles.
Invocation d’un « privilège exécutif »
Dans un courrier adressé aux équipes démocrates du Congrès le 13 février, le bureau de Gabbard a indiqué qu’il ne pouvait transmettre la version non expurgée du renseignement à l’origine de la plainte, invoquant un « privilège exécutif » ou une protection liée à la confidentialité du renseignement.
Le privilège exécutif est généralement associé à l’autorité présidentielle de préserver la confidentialité de certaines informations sensibles vis-à-vis du Congrès ou du pouvoir judiciaire. Toutefois, des anciens responsables du renseignement américain ont souligné que son utilisation pour restreindre l’accès aux membres habilités du Congrès reste rare et inhabituelle, notamment envers le groupe restreint connu sous le nom de « Gang of Eight », composé de hauts responsables des deux partis ayant accès aux informations les plus sensibles.
Une dimension politique et institutionnelle
La plainte aurait été déposée par un lanceur d’alerte issu de la communauté du renseignement. Celui-ci accuse la directrice du renseignement national d’avoir limité la diffusion interne d’informations pour des motifs politiques – une accusation qu’elle a catégoriquement rejetée.
Selon des médias américains, la conversation interceptée serait devenue particulièrement sensible au moment où l’administration discutait d’une possible action contre l’Iran. La publication de certains éléments pourrait, selon des responsables gouvernementaux, révéler des capacités techniques ou des sources étrangères critiques pour la sécurité nationale.
Un dossier aux répercussions stratégiques
Au-delà de l’aspect personnel impliquant Jared Kushner, l’affaire touche à l’équilibre délicat entre transparence démocratique et protection des capacités de renseignement. Elle intervient également dans un contexte géopolitique marqué par des tensions persistantes avec l’Iran.
L’administration Trump affirme agir pour préserver la sécurité nationale et éviter toute compromission de méthodes de surveillance sensibles. Les opposants politiques, eux, dénoncent un manque de transparence envers le pouvoir législatif.
À ce stade, les détails complets du renseignement intercepté restent classifiés, et le débat se concentre sur la légitimité de la décision de l’exécutif de limiter son partage.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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