Falafel au cĹ“ur de Gaza : c’est ainsi que Tsahal ravitaille les soldats pendant les nuits de combat

Les forces de Tsahal continuent de combattre le Hamas au cĹ“ur de la bande de Gaza et ont besoin d’un approvisionnement continu en Ă©quipements de toutes sortes : outre les munitions, les fournitures mĂ©dicales, les Ă©quipements de combat personnels et les vĂŞtements propres, les Ă©quipes logistiques chargent Ă©galement les camions avec des produits surprenants.

Ces derniers jours, les combattants se retrouvent dans un tank Ă  cĂ´tĂ© du ravitaillement de Bamba et, entre les attaques, ils mangent des falafels frais et une baguette avec des escalopes. « La plupart du temps, nous sommes dehors, responsables de tout. » Les opĂ©rations logistiques et fournitures pour ce dont la brigade a besoin pour combattre », explique le lieutenant-colonel Itai Naamat dans les rĂ©serves, le quartier gĂ©nĂ©ral d’assistance administrative de l’unitĂ© 460 des blindĂ©s.

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« La nuit, nous entrons dans la bande et distribuons des fournitures telles que du diesel , de la nourriture, de l’eau, des hachoirs et des choses spĂ©ciales que nous recevons. Tout ce qui est donnĂ© est versĂ© indĂ©pendamment de ce que l’armĂ©e fournit. Si aujourd’hui je reçois une centaine de portions de falafels avec des frites ou des baguettes aux escalopes, le soir, cela ira aux combattants.. »

Convoi de ravitaillement en équipement de la 460e Brigade. Photo : porte-parole de Tsahal

Le travail se dĂ©roule 24 heures sur 24. Le matin, les besoins sont reçus du terrain en fonction du matĂ©riel manquant et lĂ  oĂą il est nĂ©cessaire, y compris les munitions manquantes pour la poursuite des combats, puis les prĂ©paratifs sont effectuĂ©s. Ensuite, le matĂ©riel est amenĂ© Ă  destination : des convois sont organisĂ©s, une procĂ©dure de combat complète est suivie et ils entrent sur la piste dès qu’ils reçoivent l’ordre.

Les routes utilisĂ©es pour transporter le ravitaillement ne sont pas faciles du tout, puisqu’il s’agit non seulement de circuler sur des routes complètement dĂ©truites par les bombardements et les combats, mais aussi de voyager dans l’obscuritĂ© totale la nuit. Il convient de rappeler que mĂŞme s’il s’agit de soldats chargĂ©s de transporter du matĂ©riel et de la nourriture, en pratique ils entrent dans une zone de guerre accompagnĂ©s de combattants, lorsqu’ils doivent ĂŞtre vigilants tout au long du trajet, ainsi que comprendre la grande importance de la mission et les dangers.

Il y a des chauffeurs ici qui n’ont jamais rĂŞvĂ© d’entrer Ă  Gaza avec un camion. Mais nous avons eu trois semaines pour nous former, et c’Ă©tait très important. Le taux de participation ici est de plus de 110 pour cent, ainsi que folie et un fort dĂ©sir de soutenir les combats.

Naamat partage un Ă©vĂ©nement familial difficile qu’il a vĂ©cu et qui a renforcĂ© sa capacitĂ© Ă  faire face aux choses difficiles : « Ă€ Souccot, je suis allĂ© Ă  Eilat, en chemin et nous avons dĂ©couvert que ma femme souffrait d’un cancer des ganglions lymphatiques », dit-il en pleurant. « Nous avons demandĂ© quoi faire, pendant toutes les fĂŞtes, nous avons racontĂ© l’histoire de la lutte, puis la guerre a Ă©clatĂ©. Ma femme a mis la maladie de cĂ´tĂ© et est devenue dĂ©putĂ©e du bataillon, elle a amenĂ© ici des donateurs, des concerts pour les soldats, de la nourriture qui continue d’arriver tout le temps, et tout cela grâce au centre de solidaritĂ© qu’elle a fondĂ©. Et vous voyez d’autres femmes qui ont rejoint la mission, elles ont formĂ© un groupe et sont en fait des combattantes sur le front intĂ©rieur, nous n’aurions pas gagnĂ© sans elles. »

Lieutenant-colonel Itai Naamat. Photo : porte-parole de Tsahal

« Un soir, il y a deux semaines, on m’a dit que ma femme me cherchait. Je l’ai appelĂ©e et elle m’a dit qu’elle sortait d’une opĂ©ration dont elle ne m’avait pas parlĂ© et qu’elle Ă©tait lĂ  seule avec mes filles. Au dĂ©but, j’Ă©tais bouleversĂ©e parce qu’elle a traversĂ© tout cela seule, mais elle m’a dit : « Vas-y, il y a un rĂ©giment Ă  commander, tu as des soldats », et elle m’a ordonnĂ© de ne pas venir vers elle. Mais les gens ici n’Ă©taient pas d’accord et m’ont envoyĂ© vers elle, j’y suis restĂ© une heure et elle m’a simplement renvoyĂ© ici.

Naamat entre toujours dans la bande de Gaza, la nuit, mais la quitte le matin pour prĂ©parer les Ă©quipements et les hĂ©licoptères de demain. Entre-temps, il rĂŞve de rentrer chez lui, auprès de sa femme et de ses enfants, et boire de la bière de sa maison qu’il brasse dans aa cour. Il a dĂ©clarĂ© qu’avant la guerre, il avait achetĂ© des ingrĂ©dients pour fabriquer 60 bouteilles de bière et avait promis au bataillon – et Ă  moi-mĂŞme – que nous nous retrouverions tous pour une bière fraĂ®che après la guerre.