France – Accusations iraniennes contre Maryam Rajavi : Téhéran pointe Paris du doigt

L’Iran relance la polémique autour de la présence en Europe de l’opposition iranienne en exil, en visant directement la France. Après que l’People’s Mojahedin Organization of Iran (MEK) a revendiqué une attaque contre le complexe présidentiel à Téhéran, des sources iraniennes accusent Paris de permettre à la dirigeante du mouvement d’opérer depuis son territoire.

Selon des médias proches des autorités iraniennes, Maryam Rajavi, figure centrale du National Council of Resistance of Iran (NCRI), ainsi que sa vice-présidente Zahra Merikhi, feraient l’objet de « notices rouges » d’Interpol à la demande de Téhéran.

Les autorités iraniennes affirment également que la France aurait délivré des passeports sous identités différentes, permettant à ces responsables de circuler librement en Europe. Ces accusations ne sont, à ce stade, pas confirmées par des sources officielles françaises ni par Interpol.

Un dossier diplomatique sensible

La présence du MEK en France n’est pas nouvelle. Le mouvement d’opposition iranien organise régulièrement des rassemblements près de Paris, attirant des personnalités politiques occidentales et des soutiens internationaux.

Le MEK, fondé dans les années 1960, a été classé organisation terroriste par l’Union européenne et les États-Unis jusqu’à la fin des années 2000, avant d’être retiré de ces listes. Téhéran continue toutefois de considérer le groupe comme une organisation terroriste responsable d’attaques et d’assassinats dans le passé.

La France sous pression ?

Les accusations iraniennes interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues. En pointant la France, Téhéran semble chercher à internationaliser le dossier et à exercer une pression politique sur les capitales européennes accusées d’héberger l’opposition iranienne.

Aucune réaction officielle française n’a, pour l’instant, confirmé les allégations relatives à d’éventuels mandats internationaux ou à la délivrance de documents d’identité sous alias.

L’affaire souligne une nouvelle fois la dimension internationale du conflit entre la République islamique d’Iran et ses opposants en exil, dont une partie opère depuis le sol européen.


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