France : Sébastien Lecornu appelle à la démission de Francesca Albanese et dénonce une « guerre sémantique » contre Israël

1. Paris hausse le ton face aux déclarations onusiennes

Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a tenu des propos particulièrement fermes visant Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens.

Selon ses déclarations, « lorsque la représentante spéciale de l’ONU prononce des déclarations aux côtés de représentants du Hamas ou de l’Iran, cela nuit à la crédibilité de la communauté internationale ». Il a ajouté que la France appelait à sa démission.

Ces propos marquent un durcissement notable du ton français dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien. Ils s’inscrivent également dans un débat plus large sur l’impartialité et la responsabilité des responsables onusiens.


2. Une « stratégie de la sémantique » dénoncée

Sébastien Lecornu a évoqué ce qu’il qualifie de « stratégie de la sémantique », reposant selon lui sur un renversement de l’accusation. Il a affirmé que certains discours viseraient à nier l’histoire du peuple juif et à transformer les victimes d’hier en coupables d’aujourd’hui.

Il a cité l’exemple de l’utilisation du terme « génocide » concernant Gaza. Selon lui, employer ce mot aurait pour effet de brouiller les repères historiques et de relativiser la mémoire de la Shoah.

Dans le droit international, le terme génocide possède une définition précise issue de la Convention de 1948. Sa qualification relève d’instances judiciaires internationales compétentes. Lecornu a insisté sur le fait que l’usage du mot dans le débat politique ne constitue pas une décision judiciaire établie par un tribunal.


3. Les données démographiques mises en avant

Dans son intervention, le ministre français a rappelé une donnée démographique : environ 20 % de la population d’Israël est composée de citoyens arabes palestiniens, soit près de deux millions de personnes aujourd’hui.

Il a mentionné l’évolution historique de cette population : environ 150 000 citoyens arabes en 1948, près d’un million en 2000, et environ deux millions actuellement. Ces chiffres ont été présentés comme un élément de contexte pour contester l’usage du terme « génocide » dans le débat public.

Cette argumentation s’inscrit dans une ligne défendant l’idée que la croissance démographique arabe en Israël serait incompatible avec l’accusation d’extermination systématique.


4. La guerre des mots, prélude à la guerre des hommes ?

Le ministre a conclu sur une mise en garde plus large : « La guerre des mots prépare la guerre contre les hommes ». Selon lui, certaines terminologies peuvent légitimer une hostilité généralisée envers les « sionistes », terme qui, dans certains discours, serait étendu à l’ensemble des Juifs.

Cette analyse rejoint un débat plus vaste sur la montée de l’antisémitisme en Europe et sur le rôle du langage politique dans la radicalisation des opinions.

La France, tout en appelant à la protection des civils et au respect du droit international humanitaire, semble ici vouloir tracer une ligne rouge sur la qualification juridique et symbolique du conflit.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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