Fusillade entre clans bĂ©douins devant l’hĂ´pital Soroka Ă  Beersheva : « Nous avons perdu le sud »

La fusillade massive devant l’hĂ´pital Soroka Ă  Beersheva est le rĂ©sultat d’une querelle de trois ans entre deux clans bĂ©douins, Al-Kasassi et Al-Talalka. La guerre entre les deux familles a commencĂ© avec l’assassinat de Fahed Al-Qassasi fin 2018. Dans le passĂ©, les deux « Hamul » vivaient Ă  Rahat, mais par peur d’une vendetta, Al-Talalka a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Hura.

L’affrontement près de Soroka a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© d’une bagarre Ă  Rakhat, lorsqu’une dĂ©lĂ©gation de bĂ©douins respectĂ©s est arrivĂ©e dans le village pour tenter de conclure une « sulkha » entre les familles. Au lieu de la rĂ©conciliation, l’inimitiĂ© a Ă©clatĂ© avec une vigueur renouvelĂ©e – une bagarre a Ă©clatĂ© au cours de laquelle deux personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es avec un couteau.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Puis les hommes des deux familles sont entrĂ©s en confrontation devant l’hĂ´pital. Selon des tĂ©moins oculaires, ils ont commencĂ© Ă  avoir une conversation entre eux, qui s’est rapidement transformĂ©e en violence. Des coups de feu ont retenti.

Selon les rapports, aucun membre du personnel de l’hĂ´pital et des patients ou leurs proches n’ont Ă©tĂ© blessĂ©s. Quatre BĂ©douins ont Ă©tĂ© lĂ©gèrement blessĂ©s. La police a arrĂŞtĂ© 19 personnes.

Beer Sheva est choquĂ©e par ce qui s’est passĂ©. Des tĂ©moins ont dĂ©clarĂ© que lorsqu’ils ont vu les armes Ă  feu entre les mains des BĂ©douins, tout le monde près de l’hĂ´pital s’est enfui de peur vers les urgences.

« La folie règne dans la ville. Nous avons perdu non seulement Beer Sheva, nous avons perdu tout le Sud. La fusillade Ă  l’hĂ´pital est une « ligne rouge », vous ne pouvez pas prĂ©tendre qu’il ne s’est rien passĂ©. C’est le summum de l’anarchie dans le NĂ©guev. Nous devons nous rĂ©veiller le plus tĂ´t possible », a dĂ©clarĂ© l’adjoint au maire de Shimon Tuval.

« Il est difficile d’imaginer un hĂ´pital dans une telle situation. Nous avons exhortĂ© tout le monde Ă  entrer immĂ©diatement. Pour protĂ©ger le personnel, toutes les zones adjacentes Ă  l’hĂ´pital ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©es. Demain, nous exigerons qu’il y ait un poste de police permanent près de l’hĂ´pital – Ă  titre d’intimidation, et au cas oĂą nous devions Ă  nouveau faire face Ă  des violences similaires », a dĂ©clarĂ© Shlomi Kodesh, directrice gĂ©nĂ©rale de Soroka, dans une interview avec Galei Tsahal.

Le dĂ©putĂ© Ben Gvir s’est exprimĂ© suite Ă  la querelle de clan Ă  Soroka :

« Les résultats de la négligence criminelle sont évidents sur le terrain. La police doit tirer sur chaque terroriste qui tire, jette des pierres et met en danger la vie humaine. »

 » Le sud est en feu non seulement Ă  partir d’aujourd’hui, car il y a une perte de gouvernance. Si la police ne peut pas gĂ©rer la situation, parce qu’il y a un commissaire qui n’agit pas, il doit laisser les clĂ©s et rentrer chez lui. »