Samedi Ă 20h30, avant le dĂ©but du conseil des ministres militaire, Benny Gantz convoquera une confĂ©rence de presse et fera une « dĂ©claration forte ». Selon les observateurs politiques, il accusera Netanyahu de manquement Ă ses obligations, mais n’annoncera pas encore sa dĂ©mission du gouvernement – ils estiment que ce sera « la dernière dĂ©claration avant la dĂ©mission ».
En plus de la déclaration, Gantz répondra aux questions des journalistes.
Il y a trois semaines, Gantz a menacĂ© de quitter le gouvernement s’il perturbait « un accord responsable pour la libĂ©ration des otages, soutenu par le système de sĂ©curitĂ© », mais a ensuite stipulĂ© que la condition de la libĂ©ration des otages ne devait pas ĂŞtre la fin de la guerre. L’accord a Ă©chouĂ©, mais Gantz, ainsi que d’autres membres du cabinet, ont votĂ© en faveur de l’envoi de troupes Ă Rafah.
Plus tôt, fin mars, le chef du « Camp des étatistes » avait menacé de quitter le gouvernement si la version gouvernementale de la « loi sur la conscription » était approuvée. Ce projet de loi a été retiré de l’ordre du jour ; en mai, Netanyahu a soumis à l’approbation ministérielle une version de la loi initiée en 2022 par Gantz lui-même – sans espérer l’adopter à la Knesset, uniquement pour créer une comparution devant la Haute Cour.
« Le camp Ă©tatiste perd le soutien des Ă©lecteurs », Gantz, comme pendant la pandĂ©mie, paie le prix politique de son alliance avec Netanyahu. Le chef de l’opposition Yair Lapid a dĂ©clarĂ© aujourd’hui que Gantz devrait annoncer sa sortie du « pire gouvernement de l’histoire » et appeler Ă des Ă©lections anticipĂ©es immĂ©diates.Â
Le dĂ©part du « camp Ă©tatiste » ne fera pas tomber le gouvernement : la coalition de Netanyahu dispose toujours de 64 sièges Ă la Knesset. Cependant, sans Gantz et Eizenkot, le gouvernement Netanyahu finira par perdre sa lĂ©gitimitĂ© non seulement sur la scène internationale, mais aussi Ă l’intĂ©rieur du pays.Â
Si Ben-Gvir et Smotrich remplacent Gantz et Eizenkot au sein du cabinet militaire, une confrontation ouverte entre les dirigeants politiques et militaires du pays est inĂ©vitable, et l’armĂ©e jouit d’une plus grande confiance parmi la population de Netanyahu et Ben-Gvir.Â





