Des militants anti-Israéliens sur les réseaux sociaux ont récemment lancé une campagne qui tente de faire le parallèle entre la violence policière aux États-Unis contre les Afro-Américains et la violence présumée contre les Arabes par la police israélienne et les FDI.
Après le meurtre de George Floyd par la police Ă Minneapolis, les militants anti-israĂ©liens ont immĂ©diatement commencĂ© Ă faire des comparaisons avec ce qu’ils dĂ©crivent comme une brutalitĂ© israĂ©lienne systĂ©matique et mortelle contre les Arabes, et que dans certains cas, des policiers israĂ©liens ont formĂ© les flics amĂ©ricains Ă utiliser la brutalitĂ©.
Une image, caractĂ©ristique de la campagne, reprĂ©sente une image photoshopĂ©e de George Floyd sur la barrière de sĂ©curitĂ© entre IsraĂ«l et certaines parties de l’AutoritĂ© palestinienne (AP).
Le portail allemand anti-israĂ©lien Das Palästina a publiĂ© un article intitulĂ© «Gaza est partout! Ce que l’agitation et la protestation actuelles aux États-Unis ont Ă voir avec IsraĂ«l », arguant que la brutalitĂ© policière peut ĂŞtre attribuĂ©e Ă une« israĂ©lisation continue du monde ».
Plusieurs groupes ont appliquĂ© des termes violents tels que «Intifada» (arabe pour le soulèvement) Ă l’Ă©ruption actuelle de manifestations Ă la suite de la mort de Floyd.
Le terme Intifada était le nom donné aux première et deuxième émeutes violentes palestiniennes à la fin des années 1980 et au début des années 2000, qui ont connu des attaques terroristes quotidiennes, notamment des attentats-suicides, des coups de couteau et des tirs contre des civils israéliens qui ont coûté la vie à des milliers de personnes.
https://twitter.com/CQFD_2019/status/1267911149321957376
En décrivant la vague actuelle de manifestations comme une «intifada noire», les déclarations des groupes semblent constituer une incitation à la violence et au terrorisme.
Samidoun, une organisation mondiale de délégitimation ayant des liens étroits avec le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), une organisation terroriste désignée par les États-Unis, a publié une déclaration intitulée «De Gaza à Minneapolis, une lutte pour la justice et la libération!» dans lequel il a appelé les manifestations une «intifada».
Le communiquĂ© dĂ©clarait: « Nous soutenons le soulèvement Ă Minneapolis, l’intifada des personnes soumises Ă un racisme continu, vicieux et structurel, hĂ©ritant d’une longue et riche tradition de rĂ©sistance, d’organisation et de lutte des Noirs. »
Le FPLP lui-mĂŞme a publiĂ© une dĂ©claration en arabe en solidaritĂ© avec les manifestants, dĂ©clarant qu ‘«il n’est pas surprenant qu’un pays comme les États-Unis, qui a une alliance stratĂ©gique avec l’entitĂ© sioniste [IsraĂ«l], se croise avec lui dans la discrimination, le racisme et la rĂ©pression qui incarne son traitement des Palestiniens. »
Le ComitĂ© national du BDS (BNC) a dĂ©clarĂ© que « tant que ce système d’oppression continue, il appartient Ă nos mouvements populaires de travailler collectivement et intersectionnellement pour le dĂ©manteler, des États-Unis Ă la Palestine ».
Le groupe amĂ©ricain BDS Adalah Justice Project a liĂ© la suprĂ©matie blanche et le sionisme, les accusant d’ĂŞtre « étayĂ©s par l’anti-Blackness ».
Le hashtag #PalestinianLivesMatter, inspirĂ© de #BlackLivesMatter, est utilisĂ© sur Twitter depuis au moins 2015. Cependant, la popularitĂ© du hashtag a bondi après le meurtre de George Floyd alors que les manifestations du BLM prenaient de l’ampleur aux États-Unis. De nombreux militants ont fait campagne pour mettre en Ă©vidence les parallèles intersectionnels entre les causes afro-amĂ©ricaines et palestiniennes, ravivant Ă nouveau ce hashtag.
L’utilisation de #PalestinianLivesMatter sur Twitter a augmentĂ© de façon exponentielle du 28 au 30 mai, et a Ă©galement Ă©tĂ© très visible pour les utilisateurs de Twitter du 2 au 3 juin, atteignant environ 29,4 millions d’utilisateurs au cours de cette pĂ©riode de 24 heures.
Cette exploitation de la tragĂ©die aux États-Unis est une tentative stratĂ©gique des groupes de dĂ©lĂ©gitimation de s’enraciner et du mouvement Boycott, DĂ©sinvestissement et Sanctions (BDS) en tant que point focal du Mouvement progressiste.




