Golan Avitan, un mafieux accusĂ© de trois meurtres qui s’est Ă©chappĂ© d’IsraĂ«l a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© au Maroc

Les mĂ©dias marocains ont rapportĂ© l’arrestation d’un Golan Avitan, un mafieux israĂ©lien en fuite, qui, accusĂ© de trois meurtres, et a rĂ©ussi Ă  s’Ă©chapper d’IsraĂ«l en octobre dernier. Le bureau du procureur, semble-t-il, demandera son extradition.

Golan Avitan, soupçonnĂ© d’avoir organisĂ© une «attaque criminelle» Ă  Tel Aviv, il y a 15 ans, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. A la suite d’une explosion dirigĂ©e contre le chef du groupe criminel Zeev Rosenstein, trois passants innocents ont Ă©tĂ© tuĂ©s. Le crime est restĂ© sans solution jusqu’Ă  ce que la police ait eu des tĂ©moins du gouvernement qui ont parlĂ© des « confrontations » criminelles de longue date.

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Avitan, qui se trouvait au sommet du groupe mafieux Abardzhiley, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© dans le cadre de « l’affaire 512 ». Il a refusĂ© un accord avec le bureau du procureur, a annoncĂ© qu’il n’Ă©tait pas impliquĂ© dans le crime et qu’il avait depuis longtemps rompu ses liens avec le monde criminel. Le juge du tribunal de district de Tel Aviv, Beni Sagi, a dĂ©cidĂ© de libĂ©rer Avitan avant le procĂšs, Ă  condition que l’accusĂ© porte un bracelet Ă©lectronique et que les amis de la mafia lui aient accordĂ© une caution de 12 millions de shekels.

En octobre 2018, lors d’une visite chez le dentiste, Avitan s’est Ă©chappĂ© de ses garants par la porte arriĂšre, s’est dĂ©barrassĂ© du bracelet Ă©lectronique. AprĂšs un certain temps, il a appelĂ© son avocat et lui a dit qu’il Ă©tait Ă  l’Ă©tranger. BientĂŽt, on sut que le mafieu s’Ă©tait rĂ©fugiĂ© au Maroc.

Ce pays est devenu un refuge pour de nombreux criminels israéliens. En mars de cette année, la police marocaine a découvert un réseau criminel vendant de faux documents à des Israéliens cherchant à obtenir la citoyenneté marocaine.

La fuite du criminel, accusĂ© de trois meurtres, a provoquĂ© un scandale. La dĂ©cision du juge Beni Saga de libĂ©rer l’homme, bien que moyennant une Ă©norme caution, fut jugĂ© « extrĂȘmement Ă©trange ». Le bureau du procureur a protestĂ© contre la libĂ©ration d’Avitan et a prĂ©sentĂ© au tribunal la preuve que cette personne Ă©tait toujours associĂ©e au crime et constituait un danger pour la sociĂ©tĂ©. MalgrĂ© tout, l’avocat d’Avitan a rĂ©ussi Ă  convaincre le juge du tribunal de district, Beni Sagi, et le juge de la Cour suprĂȘme, Zvi Zelbertal, qui ont rejetĂ© l’appel du bureau du procureur contre une mise en libertĂ© sous caution.

Lorsque l’État a dĂ©cidĂ© de confisquer 12 millions de shekels du dĂ©pĂŽt, les garants d’Avitan ont tentĂ© de faire appel de cette dĂ©cision et ont saisi la Cour suprĂȘme. Le 2 juin, la Cour suprĂȘme a rejetĂ© l’appel et a seulement fait passer le montant d’un million Ă  500 000 shekels Ă  l’un des garants.