Grande-Bretagne : des recherches suggèrent que le taux d’infection au COVID-19 a atteint 65% parmi les juifs orthodoxes

Près de 65% de la communauté juive orthodoxe du Royaume-Uni a été infectée par le Covid-19, une étude a montré une nouvelle étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM).

Parmi les adultes et les enfants du lycĂ©e de la communautĂ© Haredi, ce chiffre s’Ă©lève Ă  75%, selon une nouvelle Ă©tude publiĂ©e.

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L’Ă©tude, menĂ©e conjointement par le Great Ormond Street Children’s Health Institute de l’University College London et le Medical Advocacy and Referral Service (MARS), une organisation de soins de santĂ© basĂ©e dans des communautĂ©s juives strictement orthodoxes, a Ă©galement montrĂ© que 28% des enfants de moins de cinq avaient Ă©tĂ© infectĂ©s, augmentant rapidement Ă  plus de 50% parmi les enfants en âge d’aller Ă  l’Ă©cole primaire.

L’annĂ©e dernière, lors de la première vague de la pandĂ©mie, des membres d’une communautĂ© juive strictement orthodoxe au Royaume-Uni ont contactĂ© des chercheurs de LSHTM pour les aider Ă  comprendre l’Ă©tendue de l’infection dans leur communautĂ©.

L’Ă©tude, qui a Ă©tĂ© publiĂ©e mardi, a rĂ©vĂ©lĂ© que « les estimations sont parmi les plus Ă©levĂ©es de sĂ©roprĂ©valence du SRAS-CoV-2 jamais dĂ©crite dans le monde ».

Mais alors que les taux d’infection au sein de la communautĂ© strictement orthodoxe ont peut-ĂŞtre atteint un sommet après la fĂŞte de Pourim en mars de l’annĂ©e dernière, avant que le gouvernement britannique n’introduise le premier arrĂŞt plus tard ce mois-lĂ , la baisse des infections qui a suivi suggère que de nombreux membres de la communautĂ© respectaient les règles.

Les donnĂ©es, qui n’ont pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs, suggèrent que les infections prĂ©sumĂ©es dans la communautĂ© britannique haredi ont atteint un sommet dĂ©but mars et ont fortement chutĂ© lors du premier verrouillage après son annonce le 16 mars.

Puis les cas ont recommencĂ© Ă  augmenter Ă  l’automne 2020.

Notant la baisse des niveaux d’infection après l’introduction du confinement, le rapport dĂ©clare : «Le dĂ©clin rapide des maladies autodĂ©clarĂ©es a suivi l’introduction et l’application du confinement en mars, montrant que mĂŞme dans cette communautĂ© fortement liĂ©e, de telles mesures sont efficaces pour rĂ©duire la transmission ».

Le taux global d’infection par Covid-19 de 65 pour cent dans la communautĂ© Haredi se compare aux estimations rĂ©centes de l’Office for National Statistics de 6,9 ​​pour cent au niveau national et de 10,8 pour cent Ă  Londres.

Le taux d’infection chez les enfants âgĂ©s de 2 Ă  15 ans dans la communautĂ© strictement orthodoxe s’est avĂ©rĂ© quatre fois plus Ă©levĂ© que la moyenne nationale rapportĂ©e.

En gĂ©nĂ©ral, les hommes ont un taux d’infection plus Ă©levĂ© que les femmes, selon le portail d’information The JC.

Le Dr Michael Marks de LSHTM, qui a codirigĂ© l’Ă©tude, a expliquĂ© : «Nos travaux ont rĂ©vĂ©lĂ© des taux d’infection extrĂŞmement Ă©levĂ©s dans cette population hautement interconnectĂ©e. En collaboration avec la communautĂ©, nous faisons un travail supplĂ©mentaire pour comprendre les facteurs potentiels impliquĂ©s. Ces rĂ©sultats pourraient soutenir de nouvelles interventions possibles qui peuvent aider Ă  rĂ©duire l’infection dans la communautĂ©. « 

Le Dr Rosalind Eggo de LSHTM, codirecteur de l’Ă©tude, a dĂ©clarĂ© Ă  propos des rĂ©sultats : «C’est une chose d’entendre qu’il existe des diffĂ©rences et de dire qu’un groupe est plus Ă  risque. « Mais quand vous obtenez un chiffre comme celui-ci, les trois quarts de cette population ont Ă©tĂ© infectĂ©s, cela souligne vraiment que les risques entre les communautĂ©s confrontĂ©es au Royaume-Uni sont vraiment variables », a-t-il ajoutĂ©.

LSHTM a une forte présence internationale avec plus de 3000 employés et 4000 étudiants travaillant au Royaume-Uni et dans les pays du monde entier, et un revenu annuel de recherche de 180 millions de livres sterling.