Grave défaillance dans Tsahal : des soldates punies illégalement, une blessure grave et des soupçons de dissimulation

Une soldate engagée dans le parcours de formation des instructrices de parachutisme au sein de Tsahal a été grièvement blessée au genou après une activité disciplinaire menée en violation des règlements militaires. Son père, officier de réserve, affirme qu’au-delà de la blessure, l’incident aurait été minimisé dans la chaîne de commandement. « Que chaque soldate juive sache qu’il y ait un père pour la défendre », a-t-il écrit après avoir rendu symboliquement sa carte d’officier au chef d’état-major.

L’affaire soulève des questions sensibles sur la culture disciplinaire, la transparence des enquêtes internes et la responsabilité hiérarchique au sein de l’armée israélienne.


Une punition disciplinaire hors cadre réglementaire

L’incident remonte au mois de décembre, lors d’un entraînement au centre d’instruction des parachutistes. Selon le témoignage de la soldate, un commandant aurait décidé d’imposer une activité punitive appelée « kader » : franchir à répétition un mur d’environ 1,80 mètre de hauteur.

Lors de l’un des passages, elle chute sur le genou et se le tord violemment. L’activité, affirme-t-elle, ne correspondait ni aux capacités physiques des participantes ni aux normes d’encadrement prévues.

Le diagnostic ultérieur révèle une rupture complète du ligament croisé antérieur (ACL), nécessitant une intervention chirurgicale complexe et une longue rééducation.


Une enquête interne contestée

Selon le père de la soldate, le problème principal ne réside pas uniquement dans la blessure, mais dans la manière dont l’événement aurait été rapporté.

Il affirme qu’un rapport transmis dans la chaîne de commandement aurait atténué la gravité des faits et présenté l’activité comme conforme aux règles. D’après lui, ce compte rendu aurait presque conduit à la clôture du dossier sans enquête approfondie.

Ce n’est qu’après ses multiples interventions auprès de responsables militaires qu’un examen plus poussé aurait été ouvert.

Le père soutient également que même après l’ouverture de l’enquête, les conclusions auraient été présentées de manière partielle, sans mention explicite d’un éventuel faux rapport.


Retour symbolique de la carte d’officier

Face à ce qu’il qualifie de « défaillance morale profonde », l’officier de réserve a choisi un geste fort : restituer sa carte d’officier au chef d’état-major.

Dans sa lettre adressée à la hiérarchie militaire, il précise qu’il ne s’agit pas d’un acte politique mais d’une position éthique.

« Dans de telles circonstances, je ne peux continuer à porter cette carte », écrit-il, dénonçant une culture de dissimulation et un manque de vérité dans les enquêtes internes.


Position officielle de Tsahal

Le porte-parole de Tsahal a confirmé que l’incident était connu et qu’une enquête interne avait été menée par le commandant du centre d’instruction.

Selon les conclusions officielles :

  • Il y a eu un dépassement d’autorité de la part d’un sous-officier
  • Ce dernier a été démis de ses fonctions
  • La soldate a été examinée conformément aux protocoles médicaux
  • Les soins prodigués étaient conformes aux recommandations médicales

L’armée souligne qu’elle prend toute violation des règlements très au sérieux et qu’elle œuvre à tirer les leçons nécessaires.


Un débat plus large sur la culture militaire

Cette affaire ravive plusieurs interrogations :

  • Les pratiques disciplinaires informelles sont-elles toujours contrôlées ?
  • Les mécanismes d’enquête interne garantissent-ils une totale transparence ?
  • La pression hiérarchique influence-t-elle la rédaction des rapports ?
  • Les soldates disposent-elles de canaux sûrs pour signaler des abus ?

Dans un contexte où Tsahal est engagée sur plusieurs fronts sécuritaires, la cohésion interne et la confiance des soldats sont des éléments stratégiques.

Toute perception de dissimulation peut fragiliser la confiance du public et des familles envers l’institution militaire.


L’enjeu de la responsabilité

Le père insiste sur un point central : la question n’est pas seulement la sanction d’un sous-officier, mais la manière dont l’événement a été décrit.

Selon lui, le véritable enjeu est de savoir si les enquêtes militaires sont un simple mécanisme administratif visant à clore des incidents, ou un outil éthique destiné à révéler la vérité, même lorsqu’elle met en cause la hiérarchie.


FAQ

La soldate a-t-elle reçu des soins médicaux ?

Selon Tsahal, elle a été examinée conformément aux protocoles. Son père affirme avoir financé des examens privés supplémentaires, dont une IRM, révélant l’ampleur réelle de la blessure.

Le responsable a-t-il été sanctionné ?

Oui, d’après l’armée, le sous-officier impliqué a été démis de ses fonctions.

L’enquête est-elle terminée ?

L’armée indique que l’incident a été examiné, mais la famille conteste certains aspects des conclusions.

Cette affaire peut-elle avoir des conséquences plus larges ?

Elle pourrait relancer le débat sur la culture disciplinaire et la transparence au sein de Tsahal.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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