Grève des enseignants et avertissement du ministère des Finances : voici l’impact budgĂ©taire si la rĂ©duction de salaire est annulĂ©e

Des hauts responsables du ministère des Finances attendent du Premier ministre Netanyahou qu’il clarifie Ă  Yoav Kisch qu’il n’y a aucune raison d’exempter les enseignants. Ils soulignent que si une exemption est accordĂ©e, le budget de l’État en pâtira Ă  hauteur de 1,2 milliard de shekels, qui devront ĂŞtre coupĂ©s dans tous les ministères. « Il est difficile de croire qu’un membre du gouvernement s’oppose Ă  une dĂ©cision approuvĂ©e qui fait partie du financement de la rĂ©duction du dĂ©ficit causĂ© par la guerre », a dĂ©clarĂ© l’un des responsables.

À la veille d’une grève partielle prévue demain matin jusqu’à 11h, les responsables du Trésor précisent que si la réduction salariale est annulée, le budget de l’État subira un préjudice financier important.

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Un Ă©change d’accusations a eu lieu entre le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de l’Éducation Yoav Kisch, ce dernier ayant Ă©tonnamment soutenu les enseignants contre une dĂ©cision budgĂ©taire approuvĂ©e par le gouvernement et la Knesset. Smotrich l’a vivement critiquĂ© et a soulignĂ© qu’il fallait « mettre de cĂ´tĂ© les considĂ©rations politiques. CoopĂ©rons pour empĂŞcher une grève irresponsable dimanche ».

Smotrich a envoyĂ© hier une lettre Ă  Kisch l’appelant Ă  coopĂ©rer pour empĂŞcher la grève, critiquant sĂ©vèrement son soutien malgrĂ© une dĂ©cision claire du tribunal du travail et les graves consĂ©quences d’une grève en pleine guerre.

Selon Smotrich, le budget de l’État pour 2025, approuvé par le gouvernement et la Knesset avec le soutien de Kisch, comprend des mesures d’austérité, y compris une réduction temporaire des salaires dans le secteur public. Cette réduction s’applique de manière équitable à tous les employés de l’État : médecins, enseignants, assistants sociaux, soldats de carrière, employés d’entreprises publiques, etc. La loi votée ne permet ni dérogations ni compensations alternatives.

Dans sa lettre, Smotrich écrit : « Votre soutien à une grève injustifiée du système éducatif, en pleine guerre et au détriment d’un grand nombre de parents, d’élèves, de réservistes et de leurs familles, est incompréhensible et irresponsable. Je vous appelle à revenir à la raison, à laisser de côté les considérations politiques et à vous joindre à moi pour demander au tribunal du travail d’arrêter cette atteinte au système. Parallèlement, nous continuerons à chercher un accord – mais pas sous la menace d’une grève sauvage et illégale ».

Kisch a réagi sur son compte X : « J’ai reçu une lettre du ministre des Finances qui ne fait que montrer à quel point il est déconnecté de la crise dans l’éducation. Bezalel, il ne s’agit pas d’une loi acceptée avec le consentement du syndicat des enseignants. Il s’agit d’un accord discriminatoire qui récompense tous les employés de l’État sauf les enseignants et les éducateurs. Je ne l’accepterai pas. Plutôt que d’envoyer des lettres pour faire de la communication vide, je m’attends à ce que tu entames de vraies négociations et que tu indemnises les enseignants comme tu l’as fait pour tous les autres travailleurs du syndicat général. »

Selon le ministère des Finances, une fois le Shabbat terminé, Netanyahou devra rappeler à Kisch que la réduction salariale a été votée et qu’il n’est pas possible ou justifié d’exempter les enseignants.

Le syndicat des enseignants mène une lutte contre cette décision de réduire de 3,3 % les salaires mensuels du secteur public. Mais puisqu’il s’agit d’une loi, son annulation n’est pas possible. Les représentants des enseignants exigent donc une compensation.

La demande de compensation a Ă©tĂ© adressĂ©e au ministère des Finances, car d’autres employĂ©s du secteur public recevront une compensation sous forme de huit jours de congĂ©. Les enseignants, eux, en sont exclus. Le ministère propose de leur accorder une « compensation » en rĂ©duisant leurs augmentations salariales futures, ce que le syndicat refuse. Selon eux, cette rĂ©duction reprĂ©sente une perte mensuelle de 300 Ă  800 shekels, selon l’anciennetĂ© de l’enseignant.