Haaretz prétend faussement que le papyrus prouvant le lien des Juifs avec Jérusalem est « faux ».

The document is preserved in the Israel Antiquities Authority’s Dead Sea Scrolls laboratories. Photo by Shai Halevi, courtesy of the Israel Antiquities Authority

Le titre d’un article sur le site Haaretz :  « Le Papyrus avec les mentions hĂ©braĂŻques de JĂ©rusalem sont vraisemblablement fausses, disent les experts », porte Ă  confusion volontairement.

L’article annonce que cette dĂ©couverte est un mensonge. Il cite deux experts, dont aucun ne disent qu’il est « probablement » faux.

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Le premier, est le professeur Aren Maeir de l’UniversitĂ© de Bar-Ilan :

Maeir a dit qu’il y avait trop de questions sans rĂ©ponse sur le papyrus. « Comment savons -nous si ce n’est pas un faux destinĂ© au marchĂ© des antiquitĂ©s » ? a t-il demandĂ©, en ajoutant que les faussaires pourraient avoir dĂ©libĂ©rĂ©ment « sacrifier » ce document en vue de prĂ©parer la voie Ă  la vente d’autres papyrus qu’ils « dĂ©couvriront » plus tard.
Ajoutant que « la datation au carbone 14 a prouvĂ© l’âge des papyrus de façon insuffisante. Après tout, il y a des cas bien connus dans lesquels           l’Ă©criture a Ă©tĂ© forgĂ©e sur une ancienne » plate-forme », a t-il dit. « Il est très possible que seul le papyrus lui mĂŞme soit ancien.

« À mon humble avis, le besoin de tests supplĂ©mentaires est flagrant, surtout par un organisme gouvernemental et en lui donnant un sceau d’approbation. Pourquoi donner des arguments et seulement ensuite faire les tests supplĂ©mentaires ? Ils auraient dĂ» les faire en priorité ».

Maeir ne dit pas que le papyrus est « probablement faux », juste que les autoritĂ©s auraient dĂ» faire plus de tests et un examen avant de l’annoncer.

L’autre expert vient des États – Unis :

Le Prof. Christopher Rollston de l’UniversitĂ© George Washington a Ă©galement exprimĂ© son scepticisme, et a Ă©crit sur son blog qu’il croyait que le document Ă©tait un faux.
« Le fait que le papyrus lui mĂŞme a Ă©tĂ© selon le carbone 14, datĂ© du 7 siècle avant notre ère ne signifie pas que l’Ă©criture sur le papyrus soit ancienne », Ă©crit-il. « En fait, cela ne signifie vraiment rien. Après tout, le papyrus antique est facilement disponible pour l’achat en ligne ».

Mais Rollston n’a pas Ă©crit  sur son blog  que le document Ă©tait un faux. Il Ă©numère de nombreuses façons pour les faussaires motivĂ©s Ă  utiliser les papyrus anciens et mĂŞme utiliser des encres anciennes, invalidant toutes les mĂ©thodes modernes de datation des textes. Il conclut :

En bref, pour ceux qui souhaitent dĂ©clarer que les lettres sur ce papyrus et ses inscriptions sont anciennes, je dirais : « Pas si vite » ! En  fin de compte, je crois qu’il y a une bonne chance que, bien que le papyrus lui mĂŞme soit ancien, les lettres sont en fait modernes…, cette inscription est quelque chose que je qualifierais comme une possible falsification moderne.

Rollston a Ă©crit un livre sur les faux anciens textes datant de la pĂ©riode biblique, de sorte qu’il est un expert en faux. Cependant, il n’a pas examinĂ© la dĂ©couverte concernĂ©e ; sa prudence vient selon d’autres exemples de dĂ©couvertes sensationnelles qui ont finies par ĂŞtre fausses. Il dit ĂŞtre prudent, mais ne dit pas que le papyrus soit « probablement faux ».

(Rollston a aussi une histoire pour mettre en doute les textes hĂ©breux anciens dans     d’autres contextes, recueillant des critiques d’autres chercheurs.)

Après avoir publié cet article accusateur, les archéologues concernés par cette découverte ont réagit :

L’archĂ©ologue Ahituv, cependant, a rejetĂ© les arguments de ces chercheurs « Tout d’abord, le papyrus Ă©tait pliĂ© quand il a Ă©tĂ© trouvĂ©, ce qui rend la contrefaçon peu probable. « Est- ce qu’un faussaire peut acheter un ancien papyrus, sec, fragile, et Ă©crire un texte, typique du septième siècle, puis le plier et l’attacher Ă  une corde et ainsi mettre en danger tout son travail » ? a t – il demandĂ©.

Ajoutant : « Les deux mots » Na’artah « et » Yerushalima « sont des mots très rares, et donc peu de chances qu’ils soient Ă©crits par un faussaire, « mĂŞme s’il est un expert dans la Bible », a dĂ©clarĂ© Ahituv. « Si j’Ă©tais un faussaire, je choisirais un texte plus impressionnant », a t – il ajoutĂ©.

Ganor a Ă©galement rejetĂ© les critiques. « Nous avons essayĂ© tous les moyens possibles de vĂ©rifier le papyrus, » a t – il dit. « Nous avons employĂ© les mĂ©thodes utilisĂ©es pour vĂ©rifier la mer Morte. Si quelqu’un a une mĂ©thode supplĂ©mentaire, il est invitĂ© Ă  l’appliquer. Nous avons Ă©tĂ© obligĂ©s de mettre la main sur ce point, et je suis certain qu’il est authentique ».

Il n’y a rien de mal Ă  demander Ă  l’AutoritĂ© des AntiquitĂ©s d’IsraĂ«l Ă  ĂŞtre plus prudent avant de faire connaĂ®tre une dĂ©couverte. Mais Haaretz a prĂ©fĂ©rĂ© se limiter en affirmant que le papyrus a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©mystifiĂ©. Ce qui montre une fois de plus le manque d’intĂ©gritĂ© journalistique de Haaretz.

(Bien sûr, les sites français se sont empressés de reprendre le titre du site gauchiste Haaretz comme preuve que le papyrus est faux).