Hauts fonctionnaires: Le Shin Bet était au courant des agressions sexuelles dans la prison et a omis les délits sexuels

Le terroriste Mahmoud Atallah, qui est au centre de l’affaire du « proxĂ©nète en garde Ă  vue », a demandĂ© aux reprĂ©sentants du Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ© qui lui ont parlĂ© de l’aider Ă  changer les charges retenues contre lui, afin que les infractions sexuelles qui lui sont imputĂ©es dans le l’acte d’accusation serait converti en dĂ©lits violents. Cela a Ă©tĂ© appris par Ynet et « Yediot Ahronoth ».

Selon le rapport du journal, plusieurs rĂ©unions ont eu lieu entre le Shin Bet et Atallah au cours des deux dernières annĂ©es. Au cours de l’une de ces rĂ©unions, Atallah a demandĂ© aux reprĂ©sentants du Shin Bet de l’aider Ă  modifier les sections de l’acte d’accusation soumis contre lui au tribunal de première instance de Nazareth, afin que les dĂ©lits sexuels – qui sont considĂ©rĂ©s comme une honte en prison – soient remplacĂ©s dans les sections des dĂ©lits violents. Les reprĂ©sentants du Shin Bet ont refusĂ© sa demande.

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On a Ă©galement appris que le système de sĂ©curitĂ© disposait d’informations sur un incident sexuel grave survenu entre un gardien de prison et Atallah, qui a mĂŞme Ă©tĂ© interrogĂ© Ă  ce sujet lors d’une de ces rĂ©unions et n’a pas niĂ©. Le nom du directeur a mĂŞme Ă©tĂ© Ă©voquĂ© lors de la rĂ©union, et Ă  la fin de la rĂ©union, les responsables du SBS ont consignĂ© dans un mĂ©morandum ce qu’Atallah a dit.

Les membres du Shin Bet qui Ă©taient prĂ©sents Ă  la rĂ©union ont Ă©galement enregistrĂ© les choses qui se sont produites lors de cette rĂ©union, mais les responsables du Shin Bet n’ont pas inclus l’incident sexuel dont Atallah a parlĂ© lors de la rĂ©union, de sorte que dans le mĂ©morandum qui se trouve dans le Shin Bet, certaines des choses n’ont pas Ă©tĂ© soulevĂ©es lors de cette rĂ©union.

Le Shin Bet a dĂ©menti avec vĂ©hĂ©mence ces allĂ©gations hier : « La question a Ă©tĂ© examinĂ©e devant les employĂ©s du Shin Bet qui Ă©taient prĂ©sents aux rĂ©unions, d’oĂą il est ressorti que le Shin Bet n’a pas, et n’a pas eu, d’informations concernant des soupçons de infractions sexuelles imputĂ©es au dĂ©tenu, au-delĂ  des informations dont disposaient les autoritĂ©s Ă  l’Ă©poque .

« Contrairement Ă  ce qui a Ă©tĂ© affirmĂ©, ils ont soulignĂ© que dans le cadre de leur relation avec lui, ils n’avaient reçu aucune information du prisonnier sur le sujet. Lorsque le prisonnier a demandĂ© l’aide du Shin Bet en matière pĂ©nale, il a Ă©tĂ© immĂ©diatement prĂ©cisĂ© Ă  lui que le Shin Bet ne s’occuperait en aucune façon de la question des soupçons criminels Ă  son encontre. »