Herzog: « C’est une matinĂ©e difficile – mais le diffĂ©rend peut ĂŞtre rĂ©solu »

Le prĂ©sident Yitzhak Herzog a rĂ©agi ce matin (mardi) Ă  l’approbation des premières lois de la rĂ©forme du système judiciaire en première lecture, et a fait part de son ressenti suite Ă  l’avancĂ©e continue de la lĂ©gislation. Dans une interview Ă  la confĂ©rence « Yediot Ahronoth », Herzog a prĂ©cisĂ© qu’il est encore possible de combler les Ă©carts et a appelĂ© l’opposition et la coalition Ă  travailler Ă  des nĂ©gociations.

« Je dois dire que c’est une matinĂ©e très, très difficile, il y a un sentiment de tristesse », a dĂ©clarĂ© Herzog. « Beaucoup, beaucoup de citoyens de toute la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, beaucoup, beaucoup de gens qui ont votĂ© pour cette coalition – ultra-orthodoxe pour l’unitĂ© du peuple. »

Selon lui, « Nous devons tout faire pour qu’après ce vote, il soit possible de continuer Ă  nĂ©gocier afin de parvenir Ă  un schĂ©ma convenu qui nous sortira de cette pĂ©riode difficile, dans une pĂ©riode de rĂ©forme convenue. Le diffĂ©rend peut ĂŞtre rĂ©solu – la majoritĂ© des gens veulent une solution, la majoritĂ© des gens veulent un plan convenu. Ce n’est pas un acte Peut-ĂŞtre parce qu’une première lecture a Ă©tĂ© adoptĂ©e, ce n’est toujours pas une deuxième et une troisième lecture. Nous ne sommes pas loin de parvenir Ă  un règlement, c’est ça la tragĂ©die. Il aurait pu ĂŞtre atteint s’ils avaient Ă©tĂ© captifs de ce qui est Ă©crit Ă  leur sujet sur les rĂ©seaux sociaux. »

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Il a Ă©galement lancĂ© un appel Ă  la coalition : « ArrĂŞtez un instant ! J’ai demandĂ© une prolongation, j’ai demandĂ© Ă  attendre. C’est maintenant l’occasion. Prouvez que vous avez l’intention de parler. J’ai mis un schĂ©ma sur la table, j’en ai parlĂ© et ce schĂ©ma est le bon schĂ©ma pour parvenir Ă  une solution Ă  un diffĂ©rend très profond dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, cela ressemble Ă  un dĂ©filĂ© de folie. »

« Nous sommes dans une dispute, l’un est Ă  la gorge de l’autre, nous n’Ă©coutons pas. Chacun est profondĂ©ment coincĂ© dans les sentiments et les angoisses et les soucis et les peurs – mais Ă  la fin il y a un peuple ici ! Il y a un pays ici ! »  » Herzog a prĂ©cisĂ©: « Et je demande Ă  tout le monde, le prix en vaut-il vraiment la peine? Ă€ tel point que nous ne pouvons pas nous asseoir pour parler et rĂ©soudre ce diffĂ©rend? ».

Il a Ă©galement mentionnĂ© que « j’ai dit il y a quelques jours que ce diffĂ©rend peut ĂŞtre rĂ©solu, je le rĂ©pète avec insistance ! Le diffĂ©rend peut ĂŞtre rĂ©solu, une solution peut ĂŞtre trouvĂ©e ! La majoritĂ© des gens veulent une solution, la majoritĂ© des gens veulent un plan convenu ! Tous ceux qui soutiennent les nĂ©gociations, et ils viennent de tous les horizons du public, de la droite Ă  la gauche et de tous les horizons. Tous doivent continuer et exiger de toutes leurs forces de trouver le chemin.

En rĂ©sumant ses propos, le prĂ©sident s’est tournĂ© vers la coalition et a prĂ©cisĂ© qu' »il y a un excès de responsabilitĂ© sur ceux qui prĂ©sentent la lĂ©gislation. Après le vote, il est juste et appropriĂ© que la coalition trouve un moyen de tendre la main de telle manière afin de permettre un sentiment de confiance dans le processus de nĂ©gociation. Vous dĂ©montrerez la gĂ©nĂ©rositĂ© des gagnants, vous trouverez un moyen d’amener l’opposition aux nĂ©gociations. »