Le ministre de la SantĂ©, le rabbin Yaakov Litzman, a menacĂ© de cesser d’admettre et de traiter les rĂ©fugiĂ©s syriens, en invoquant la hausse des coĂ»ts associĂ©s Ă une telle politique.
Cela vient moins de deux mois après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait déclaré combien il était fier des hôpitaux pour leurs soins spécialisés en Israël donnés aux réfugiés syriens.
Le gouvernement peine Ă payer les hĂ´pitaux pour l’admission des rĂ©fugiĂ©s. Chaque jour de traitement est estimĂ© Ă environ 10.000 NIS, mais les restitutions de l’Ă©tat Ă l’hĂ´pital sont de 1.300 NIS par patient syrien.
« Le gouvernement a dĂ©cidĂ© d’admettre les blessĂ©s du conflit syrien, et je pense que cela est une bonne chose Ă faire et je ne m’y oppose pas du tout », a dĂ©clarĂ© Litzman, ajoutant « mais cela ne doit pas entraĂ®ner des dettes Ă©normes pour les hĂ´pitaux. Il existe des centres mĂ©dicaux qui ont subi d’Ă©normes dĂ©ficits juste Ă cause de cela. Si cela continue, je vais donner un ordre sans Ă©quivoque pour cesser de traiter les rĂ©fugiĂ©s syriens, avec effet immĂ©diat « .
Une réunion devrait avoir lieu ce jeudi entre le directeur général du bureau du Premier ministre, Eli Groner, et des fonctionnaires du ministère de la santé pour résoudre la dette.
Jusqu’Ă prĂ©sent, les hĂ´pitaux en IsraĂ«l ont traitĂ© 2.278 personnes qui ont Ă©tĂ© blessĂ©es dans la guerre civile syrienne.
« Nous donnons un traitement aux patients syriens depuis 4 ans maintenant. Les blessures sont de plus en plus compliquées et nécessitent des chirurgies complexes avec de nombreuses équipes », explique le directeur du centre médical de la Galilée, Dr Masad Barhoum. «Nous subissons les coûts de leur traitement, ce qui entraîne que nous ne pouvons plus nous permettre de financer une meilleure technologie, des travaux de rénovation ou un traitement optimal pour les résidents du Nord. »




