Le ministère israĂ©lien de la santĂ© enquĂŞte sur les hĂ´pitaux qui obligent les femmes Ă obtenir l’approbation rabbinique pour les procĂ©dures de contraception.
Ă€ la suite d’un exposĂ© publiĂ© jeudi par le site d’information Ynet, des responsables de deux institutions financĂ©es par l’État, l’HĂ´pital Laniado Ă Netanya et l’HĂ´pital Ma’ayane HaYeshua Ă Bnei Brak sont enregistrĂ©s en disant aux femmes qui ont cherchĂ© une ligature des trompes Ă obtenir l’autorisation des rabbins de l’hĂ´pital.
La ligature des trompes est une forme permanente de stérilisation, qui est généralement interdite selon la halacha, ou la loi juive, sauf dans les cas où elle est destinée à sauver la vie de la mère.
Ă€ Laniado, seules les femmes juives qui ont dĂ©clarĂ© avoir cherchĂ© Ă se soumettre Ă la procĂ©dure ont Ă©tĂ© renvoyĂ©es au rabbin, alors qu’Ă l’hĂ´pital Bnei Brak, toutes les femmes ont Ă©tĂ© renvoyĂ©es vers des rabbins.
« Nous ne sommes pas d’accord avec ces pratiques », a dĂ©clarĂ© un porte-parole du ministère de la santĂ© Ă Ynet au sujet des procĂ©dures impliquant des rabbins. « Nous avons l’intention d’aller au fond de cette question le plus tĂ´t possible, Ă©ventuellement avec l’ombudsman des professions mĂ©dicales, pour examiner les aspects disciplinaires et Ă©thiques de cette affaire et agirons selon les rĂ©sultats ».
Un porte-parole de Ma’ayane HaYeshua a dĂ©fendu cette pratique. « Puisque la ligature des trompes n’est pas une procĂ©dure de sauvetage et qu’elle est irrĂ©versible, l’hĂ´pital croit qu’il faut une rĂ©flexion et que nous ne l’exĂ©cutons pas uniquement Ă la demande du patient », a expliquĂ© le porte-parole. « Nous devons trouver une raison mĂ©dicale claire nĂ©cessitant une intervention et nous nous assurons que les femmes en question ont examinĂ© la procĂ©dure ».
Les femmes non juives sont Ă©valuĂ©es par un travailleur social ou un psychologue, a ajoutĂ© l’hĂ´pital.
Laniado n’a pas rĂ©pondu aux questions de Ynet.




