INJUSTICE : Le tribunal militaire libère la mère du terroriste qui a tué deux israéliens et emprisonne les soldats qui ont battu des Palestiniens.

Tsahal - Les soldats reviennent du Liban - Wikimedia

Le tribunal militaire a approuvĂ© les termes des transactions avec la justice conclues par trois soldats du bataillon Netzah Yehuda. Les condamnĂ©s ont plaidĂ© coupables de «passages Ă  tabac dans des circonstances aggravantes» et ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  six mois d’emprisonnement chacun. Ils ont Ă©tĂ© rĂ©trogradĂ©s dans la base et ont obtenu un casier judiciaire en vertu de l’article pĂ©nal, qui sera effacĂ© dans deux ans.

Rappel des faits : les soldats du bataillon religieux Netzah Yehuda ont arrĂŞtĂ© deux Palestiniens, un père et un fils, soupçonnĂ©s de complicitĂ© dans la perpĂ©tration d’un acte terroriste contre les troupes des FDI. Ils ont menottĂ© les personnes arrĂŞtĂ©es et leur ont bandĂ© les yeux, les ont chargĂ©es dans une voiture et les ont emmenĂ©es Ă  une base de la localitĂ© de Beit El. En chemin, les soldats ont commencĂ© Ă  frapper les prisonniers Ă  coups de poings, de jambes et d’objets contondants ; Le bandeau du fils a Ă©tĂ© enlevĂ© pour qu’il voit son père se faire battre. Les militaires ont enregistrĂ© tout cela sur une camĂ©ra vidĂ©o pour smartphone, accompagnant les coups avec des cris de joie et de triomphe, a prĂ©cisĂ© l’acte d’accusation.

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Deux des soldats ont également été accusés d’ingérence dans la justice, dans la mesure où ils avaient convenu de se parler avant de s’adresser à des enquêteurs militaires.

Après leur arrestation, les soldats ont dĂ©clarĂ© qu’ils ne rĂ©primaient pas leur colère contre les terroristes qui avaient rĂ©cemment tuĂ© leur camarade. Ils ont dĂ©clarĂ© que la mort de leurs camarades leur avait causĂ© un grave traumatisme mental et ils ont assurĂ© qu’ils n’avaient jamais eu recours Ă  la violence contre les Palestiniens auparavant.

Mais si ces soldats n’ont tuĂ© personne, et ont Ă©tĂ© emprisonnĂ©s, ce n’est pas le cas pour la mère du terroriste qui a Ă©tĂ© complice du meurtre de son fils qui a tuĂ© deux israĂ©liens. Car en effet, le tribunal militaire de Samarie a libĂ©rĂ© la mère du terroriste Ashraf Naalua, qui a tuĂ© deux IsraĂ©liens dans la zone industrielle de Barkan, en rĂ©sidence surveillĂ©e. La mère est restĂ©e en prison pendant cinq mois, soupçonnĂ©e de ne pas avoir prĂ©venu cet acte terroriste dont elle avait connaissance.

Pour rappel, le 7 octobre, un ouvrier de l’une des usines de la zone industrielle de Barkan, le Palestinien Ashraf Naalua, a abattu Kim Lewengrond-Ezekiel et Ziva Hajbi. Naalua a Ă©tĂ© tuĂ© le 13 dĂ©cembre lors d’une opĂ©ration visant Ă  l’arrĂŞter. Trois jours plus tard, les FDI ont dĂ©truit la maison de la famille Naalua.

La recherche du terroriste s’est poursuivie pendant plus de deux mois. Sa mère et son frère ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s par le Shabak au tout dĂ©but de l’opĂ©ration de recherche. Selon le Shabak, les proches savaient que Naalua se trouvait dans les camps d’entraĂ®nement du Hamas et se prĂ©parait Ă  commettre l’attaque, mais n’en ont pas informĂ© les autoritĂ©s.

Le colonel Yair Zadok, prĂ©sident du tribunal militaire de Samarie, a dĂ©cidĂ© que la mère du terroriste assassinĂ© Ă©tait suffisamment emprisonnĂ©e. Le juge a reconnu qu’il prenait une dĂ©cision «inhabituelle», dĂ©cidant de relâcher la suspect de complicitĂ© indirecte au terrorisme en rĂ©sidence surveillĂ©e, et a justifiĂ© cette dĂ©cision en dĂ©clarant qu’il Ă©tait difficile pour la mère d’exiger la dĂ©nonciation de son fils. Mais il semble que pour ce juge, les mères des deux soldats tuĂ©s et les victimes juives de Barkan, Kim Lewengrond-Ezekiel et Ziva Hajbi soient moins importantes que la mère de ce terroriste avec du sang Juif sur ses mains.

« Je pense que plus la punition sera sĂ©vère, plus la relation entre le criminel et l’accusĂ© sera mauvaise, moins elle devrait ĂŞtre sĂ©vère… Attendez-vous Ă  une dĂ©nonciation par les parents est plus difficile que par un voisin ou un ami. » Le juge a dĂ©cidĂ© que la sanction pour non-dĂ©nonciation devrait ĂŞtre diffĂ©rente, en fonction du degrĂ© de proximitĂ© entre l’accusĂ© et le terroriste.

Donc, aujourd’hui toutes les mères palestiniennes savent qu’elles peuvent ĂŞtre complices de l’attaque de leurs enfants sans ĂŞtre sanctionnĂ©es par le tribunal militaire israĂ©lien.