Alors que les manifestations en Iran entrent dans leur troisième semaine et que les témoignages faisant état de victimes civiles, y compris d’enfants, continuent de se multiplier, l’administration américaine dirigée par Donald Trump examine une série d’options visant à soutenir le mouvement de protestation et à affaiblir le régime de Téhéran. Selon plusieurs responsables américains cités par la presse, aucune décision d’intervention militaire n’a toutefois été prise à ce stade, et la majorité des scénarios étudiés ne relèvent pas d’actions armées directes.
Les discussions internes à Washington interviennent dans un contexte de répression sévère menée par les forces de sécurité iraniennes. Des médias internationaux, dont la BBC, CNN et Reuters, rapportent des scènes chaotiques dans plusieurs hôpitaux du pays, décrits comme saturés par l’afflux de blessés. Des témoignages évoquent des tirs à balles réelles contre des manifestants et des passants, ainsi que la mort de mineurs. L’un des récits les plus marquants fait état d’un enfant de cinq ans tué alors qu’il se trouvait dans les bras de sa mère, une information relayée par plusieurs chaînes étrangères sur la base de témoignages médicaux, sans confirmation indépendante possible en raison de la coupure quasi totale d’Internet imposée par le régime.
Face à cette situation, des responsables américains indiquent que « toutes les options sont sur la table », tout en soulignant que les mesures envisagées sont majoritairement non cinétiques. Autrement dit, elles ne consistent pas nécessairement en frappes militaires. Parmi les pistes évoquées figurent un renforcement de la présence militaire américaine dans la région à titre dissuasif, notamment par le déploiement visible de moyens navals, ainsi que des opérations de cyberdéfense et de cyberpression ciblant les infrastructures du régime iranien.
D’autres options incluent des actions de communication stratégique et de guerre informationnelle, destinées à contourner la censure imposée par Téhéran et à permettre aux Iraniens d’accéder à des informations extérieures. Des responsables américains estiment que ce type de soutien pourrait contribuer à maintenir la dynamique de la contestation sans fournir au régime un prétexte à une escalade militaire externe.
Dans ses déclarations publiques, le président Trump a adopté un ton volontairement ambigu. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, il a écrit : « L’Iran aspire à la liberté, peut-être comme jamais auparavant. Les États-Unis sont prêts à aider. » Cette formulation, volontairement large, laisse ouverte toute une gamme d’interprétations, mais ne constitue pas une annonce d’intervention armée.
Du côté israélien, plusieurs responsables sécuritaires suivent de près l’évolution de la situation. Selon des sources israéliennes, le nombre réel de victimes serait probablement bien supérieur aux chiffres communiqués par les organisations iraniennes de défense des droits humains, comme HRANA. Des responsables à Jérusalem estiment également que les déclarations publiques américaines ont un impact psychologique réel au sein de la population iranienne et contribuent à renforcer le sentiment que le régime est sous pression internationale.
Dans ce contexte, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu récemment avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon des sources américaines, cet échange a porté principalement sur la situation en Iran, mais aussi sur les dossiers régionaux, notamment Gaza et la Syrie. Les deux parties auraient qualifié la conversation de « courante », sans annoncer de coordination militaire spécifique.
En coulisses, des responsables américains reconnaissent que toute action militaire ouverte pourrait, paradoxalement, affaiblir la contestation intérieure iranienne, en permettant au régime de détourner la colère populaire vers un ennemi extérieur. C’est l’une des raisons pour lesquelles, à ce stade, la Maison-Blanche privilégie des leviers indirects.
Des signes de tension au sein même des forces de sécurité iraniennes sont également évoqués par des sources américaines et israéliennes, bien qu’il soit encore impossible d’évaluer l’ampleur réelle de ces fissures. Aucun responsable ne parle pour l’instant d’un effondrement imminent du régime, mais tous s’accordent à dire que l’ampleur et la persistance des manifestations constituent un défi inédit pour Téhéran depuis des années.
En résumé, malgré la gravité des événements et les déclarations fermes de Washington, il n’existe à ce jour aucune décision américaine d’intervention militaire contre l’Iran. Les États-Unis explorent avant tout des moyens de pression non armés, dans l’espoir de soutenir la contestation sans provoquer une escalade régionale incontrôlable.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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