Face à la menace iranienne et à la possibilité d’une escalade régionale, l’armée israélienne renforce sa préparation civile et militaire. Le bataillon Ram, spécialisé dans le sauvetage et l’extraction sous décombres, s’entraîne presque quotidiennement à des scénarios d’effondrement massif d’immeubles. Dans un contexte où l’Iran développe missiles balistiques et capacités de frappe indirecte via ses proxies, la sécurité israélienne repose aussi sur la capacité de sauver des vies dans les premières minutes critiques. Tsahal anticipe tous les scénarios : guerre, frappe ciblée, séisme majeur ou attaque coordonnée.
Une préparation constante, indépendamment des titres
Le lieutenant-colonel A., commandant du bataillon Ram au sein de Tsahal, explique que la notion de « surprise » n’existe pas dans son vocabulaire opérationnel.
Selon lui, la doctrine est simple :
« Dans notre esprit, dans trois minutes il peut y avoir un séisme qui fait tomber la moitié du pays — ou un événement militaire majeur. Nous devons être prêts pour les deux. »
La préparation ne dépend donc pas des évaluations médiatiques ou des cycles diplomatiques liés à l’Iran. Elle repose sur un standard permanent de disponibilité immédiate.
Effondrement d’immeubles : scénario central
La menace iranienne inclut :
- Missiles balistiques longue portée
- Drones explosifs
- Coordination avec le Hezbollah
- Saturation de centres urbains
Dans un tel scénario, la priorité ne serait pas seulement l’interception des missiles, mais la gestion des conséquences : immeubles effondrés, infrastructures endommagées, populations piégées.
Le bataillon Ram s’entraîne à intervenir dans :
- Des structures partiellement détruites
- Des bâtiments instables
- Des zones urbaines densément peuplées
La compétence requise est identique, qu’il s’agisse d’un tremblement de terre ou d’une frappe militaire.
Entraînement quasi quotidien : la clé de la résilience
Le commandant souligne que les exercices sont organisés presque quotidiennement.
Objectifs :
- Préparation mentale des soldats
- Coordination inter-unités
- Réduction du temps de réaction
- Simulation de scénarios extrêmes
Cette intensité d’entraînement permet à la brigade de passer « de zéro à cent » en quelques minutes.
Ramadan et tension régionale : double vigilance
Alors que les négociations sur le nucléaire iranien se poursuivent à Genève et que la pression américaine augmente, Israël surveille également la stabilité en Judée-Samarie à l’approche du Ramadan.
Les services de sécurité redoutent une convergence des fronts :
- Escalade régionale avec l’Iran
- Activation de proxies
- Tensions internes
Dans ce contexte, la capacité de gestion des catastrophes devient un pilier stratégique.
Une mission vécue comme une vocation
Pour le commandant du bataillon Ram, cette responsabilité est plus qu’un poste militaire.
« Je me lève le matin pour être prêt à effectuer un sauvetage. C’est ma mission. »
La culture opérationnelle repose sur une vigilance permanente : aucune baisse d’alerte, même en période d’apparente accalmie diplomatique.
Analyse stratégique : défense active et résilience civile
La préparation du bataillon Ram illustre une dimension souvent sous-estimée de la sécurité israélienne : la résilience civile.
La dissuasion ne repose pas uniquement sur :
- Défense antimissile
- Frappe préventive
- Supériorité aérienne
Elle dépend aussi de la capacité à :
- Limiter les pertes humaines
- Restaurer rapidement la normalité
- Maintenir la confiance de la population
Dans une confrontation potentielle avec l’Iran, la gestion des conséquences serait aussi stratégique que la neutralisation de la menace.
FAQ
Pourquoi Israël se prépare-t-il à des effondrements massifs ?
Parce que les missiles balistiques et les frappes indirectes peuvent provoquer des destructions urbaines importantes.
Le bataillon Ram intervient-il seulement en cas de guerre ?
Non. Il est également mobilisé en cas de catastrophes naturelles comme les séismes.
L’entraînement dépend-il du niveau de tension avec l’Iran ?
Non. La préparation est permanente et ne varie pas selon l’actualité diplomatique.
Pourquoi la résilience civile est-elle stratégique ?
Elle réduit l’impact psychologique et opérationnel d’une attaque et renforce la dissuasion globale.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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