Iran : selon des sources arabes, une nouvelle ville serait tombée aux mains des rebelles – le chef d’état-major met en garde Donald Trump

La contestation qui secoue l’Iran depuis plusieurs semaines semble franchir un nouveau seuil critique. Selon des informations rapportées par des médias arabes, une ville supplémentaire serait passée sous le contrôle des rebelles, alors que les manifestations contre le régime islamique se multiplient et gagnent en intensité à travers le pays. Dans ce contexte explosif, le chef d’état-major de l’armée iranienne a adressé une mise en garde directe au président américain Donald Trump, l’exhortant à ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de la République islamique.

Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Amir Hatami, a accusé des puissances étrangères d’être à l’origine des violences accompagnant certaines manifestations. Ses déclarations interviennent après de nouvelles menaces formulées par Donald Trump à l’encontre de la direction iranienne. Le président américain a averti que toute atteinte aux civils pourrait entraîner une réponse directe des États-Unis, affirmant que Washington ne resterait pas passif face à une répression sanglante et que les dirigeants iraniens en porteraient la responsabilité personnelle.

En réaction, Amir Hatami a affirmé que les protestations populaires ne sont liées ni aux États-Unis ni à Israël, qu’il a une nouvelle fois qualifié d’« entité sioniste criminelle ». Selon lui, le peuple iranien a agi de manière « digne et honorable », refusant de se joindre aux « fauteurs de troubles » et de suivre la trajectoire que souhaiteraient imposer, selon Téhéran, Washington et Jérusalem. Il a insisté sur le fait que la majorité des manifestants n’a pas basculé dans la violence et qu’elle a cherché à préserver le caractère national des revendications.

Le général iranien a reconnu que les manifestations constituent un phénomène courant dans de nombreux pays, y compris en Iran. Toutefois, il a affirmé que la transformation rapide de protestations sociales en émeutes violentes ne pouvait, selon lui, être le fruit du hasard. « Il est certain que ce type d’escalade est le résultat d’une planification de l’ennemi », a-t-il déclaré, reprenant la ligne officielle du régime qui attribue systématiquement les débordements à des ingérences extérieures.

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Sur le terrain, la situation semble pourtant se détériorer. Au cours des dernières vingt-quatre heures, les expressions de colère contre le régime se sont intensifiées dans plusieurs régions du pays. D’après des rapports préliminaires relayés par la presse arabe, la ville de Karaj, située à l’ouest de Téhéran, serait passée sous le contrôle des rebelles, un développement qui, s’il se confirmait, marquerait une escalade majeure dans le mouvement de contestation.

Parallèlement, des dizaines de milliers de manifestants seraient descendus dans les rues de Tehran, de Mashhad et d’autres grandes villes, scandant des slogans hostiles au régime et à la direction religieuse. Les rassemblements témoignent d’un mécontentement profond, alimenté par la crise économique, l’inflation galopante, la dévaluation de la monnaie et l’absence de perspectives pour une large partie de la population.

Si les autorités iraniennes continuent d’afficher un discours de fermeté et de contrôle, ces informations suggèrent que la République islamique fait face à l’une des vagues de contestation les plus sérieuses de ces dernières années. L’hypothèse d’une perte effective de contrôle sur certaines zones, même temporaire, renforce l’inquiétude des observateurs régionaux et internationaux.

Pour Israël et les pays occidentaux, l’évolution rapide de la situation en Iran pose un dilemme stratégique. D’un côté, l’affaiblissement du régime est perçu comme une opportunité de long terme. De l’autre, une implosion chaotique pourrait entraîner une instabilité régionale accrue, impliquant les milices alliées de Téhéran et des risques sécuritaires majeurs. À ce stade, les déclarations belliqueuses et les avertissements croisés témoignent surtout d’une nervosité croissante au sommet du pouvoir iranien, alors que la rue continue de défier ouvertement l’autorité du régime.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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