L’armĂ©e israĂ©lienne va mettre en place un hĂ´pital de campagne Ă proximitĂ© de la frontière syrienne, dans le but de soigner les victimes de la guerre civile plutĂ´t que de les transporter vers des hĂ´pitaux en IsraĂ«l.
La dĂ©cision de mettre en place l’hĂ´pital a Ă©tĂ© prise deux jours après que les troupes israĂ©liennes dans un geste sans prĂ©cĂ©dent au cours des deux annĂ©es de guerre civile syrienne ont fait entrer sept blessĂ©s, des rĂ©fugiĂ©s syriens dans un hĂ´pital israĂ©lien après qu’ils se soient approchĂ©s de la frontière et qui ont demandĂ© d’ĂŞtre secouru.
Selon canal 10, lundi soir, l’hĂ´pital de fortune sera mis en place Ă proximitĂ© de la frontière, dans les hauteurs du Golan ou près de la frontière avec la Syrie Ă Quneitra. IsraĂ«l se prĂ©pare Ă rĂ©pondre Ă d’Ă©ventuels autres moyens mĂ©dicaux supplĂ©mentaires pour les rĂ©fugiĂ©s syriens, sans avoir besoin de les faire entrer Ă l’intĂ©rieur du territoire israĂ©lien.
L’armĂ©e israĂ©lienne craint depuis l’incident de samedi, que les rĂ©fugiĂ©s syriens affluent vers IsraĂ«l pour fuir la guerre sanglante qui ravage la Syrie depuis deux ans et qui a fait des dizaines de milliers de victimes.
Le Bureau du Porte-parole de Tsahal a dĂ©clarĂ© qu’il ne pouvait pas confirmer l’authenticitĂ© du rapport. Il n’y a pas de dĂ©tails concernant l’emplacement prĂ©cis de cet hĂ´pital, ni sa capacitĂ©.
S’exprimant lors de la rĂ©union hebdomadaire du Cabinet, ce dimanche, le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahou a prĂ©cisĂ© qu’IsraĂ«l n’allait pas ouvrir ses frontières aux rĂ©fugiĂ©s syriens.
«Nous avons vu hier que la lutte a atteint nos frontières », a dit Netanyahu. « Nous allons continuer Ă protĂ©ger nos frontières et empĂŞcher les gens de passer ou d’entrer en IsraĂ«l, sauf pour les cas individuels, ou des cas spĂ©cifiques, et chacun sera considĂ©rĂ© selon ses propres mĂ©rites. »
La clĂ© de ce problème est que l’Organisation des Nations Unies suite Ă la Convention de 1951 stipule que «toute personne qui franchit une frontière internationale et croit que sa vie est en danger dans son pays d’origine peut avoir accès Ă une procĂ©dure d’asile, » selon Sharon Harel, responsable de la protection et assistant au Commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s, a dĂ©clarĂ© au Times d’IsraĂ«l ce dimanche.
Imaginer IsraĂ«l,envahi par les rĂ©fugiĂ©s syriens, avec une excuse lĂ©gitime ou pas…espĂ©rons que le gouvernement prendra des mesures pour faire en sorte que cela n’arrive pas.




