« Israël aide les Kurdes syriens à lutter contre une invasion turque dans les zones kurdes du nord-est de la Syrie , les considérant comme un contrepoids au terrorisme iranien et plaidant pour eux lors de pourparlers avec les Etats-Unis », a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères Tzipi Hotovely.
La Turquie et ses mandataires djihadistes en Syrie ont envahi les zones contrĂ´lĂ©es par les Kurdes le 9 octobre, après que 1 000 soldats amĂ©ricains se soient retirĂ©s de la frontière et ont commencĂ© Ă se retirer du nord-est, un geste que les Kurdes ont qualifiĂ© de trahison de Washington, leur partenaire dans la lutte contre les terroristes de l’Etat islamique.
Dans une rare dissidence publique avec le prĂ©sident Trump, le Premier ministre Netanyahu a offert le 10 octobre une aide humanitaire au «peuple kurde » , affirmant qu’il risquait d’ĂŞtre soumis Ă un nettoyage ethnique par la Turquie et ses mandataires terroristes en Syrie.
Tzipi Hotovely, vice-ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangères, a dĂ©clarĂ© mercredi au parlement que l’offre avait Ă©tĂ© acceptĂ©e.
« IsraĂ«l a reçu de nombreuses demandes d’assistance, principalement dans les domaines diplomatique et humanitaire », a-t-elle dĂ©clarĂ©. « Nous nous identifions Ă la profonde dĂ©tresse des Kurdes et nous les aidons par le biais de divers canaux. »
Depuis les annĂ©es 1960, IsraĂ«l entretient avec les Kurdes des relations discrètes sur le plan militaire, du renseignement et des affaires, concernant le groupe ethnique minoritaire – dont la population autochtone est divisĂ©e entre l’Irak, la Turquie, la Syrie et l’Iran – en tant que tampon contre des adversaires partagĂ©s.
Parmi les plus importants aujourd’hui figurent les forces soutenues par l’Iran déployées près des frontières israéliennes, y compris en Syrie.
« IsraĂ«l a en effet un intĂ©rĂŞt particulier Ă prĂ©server la force des Kurdes et des minoritĂ©s supplĂ©mentaires dans le nord de la Syrie en tant qu’Ă©lĂ©ments modĂ©rĂ©s et pro-occidentaux », a dĂ©clarĂ© Hotovely.
«Le possible effondrement de la forteresse kurde au nord de la Syrie est un scĂ©nario nĂ©gatif et dangereux pour IsraĂ«l. Il est absolument clair qu’un tel Ă©vĂ©nement entraĂ®nerait un renforcement des Ă©lĂ©ments nĂ©gatifs dans la rĂ©gion, dirigĂ©s par l’Iran.  »
Le mois dernier, une manifestation pro-kurde organisĂ©e par d’anciens officiers des FDI s’est dĂ©roulĂ©e devant l’ambassade de Turquie Ă Tel Aviv Ă la suite d’un appel officiel Ă la DĂ©fense et au Premier ministre Netanyahu ainsi qu’au chef d’Ă©tat-major des FDI, Aviv Kochavi.
«En tant que juifs et sionistes, nous avons l’obligation morale de dĂ©fendre les Kurdes. Nous ne pouvons pas abandonner nos alliĂ©s et nous devons rester cĂ´te Ă cĂ´te », a dĂ©clarĂ© le major (res) Yair Fink.





