Le ministère de la SantĂ© a annoncĂ© mercredi que des tests sĂ©rologiques Ă©tendus commenceront la semaine prochaine pour aider Ă dĂ©terminer le degrĂ© d’exposition de la population au coronavirus.
Le ministère a dĂ©clarĂ© que des tests d’anticorps seraient effectuĂ©s Ă travers le pays par des organismes de maintien de la santĂ©, avec quelque 70 000 personnes initialement prĂ©vues pour ĂŞtre examinĂ©es.
Des dizaines de milliers d’autres seront examinĂ©es plus tard dans le cadre de cette campagne.
Certains tests ont dĂ©jĂ commencĂ© mercredi dans la ville Ă majoritĂ© ultra-orthodoxe de Bnei Brak, qui est devenue en avril la première ville d’IsraĂ«l Ă ĂŞtre gravement touchĂ©e en raison de son taux d’infection Ă©levĂ©.
Les tests d’anticorps, ou tests sĂ©rologiques, sont considĂ©rĂ©s comme un Ă©lĂ©ment clĂ© pour dĂ©couvrir qui a dĂ©jĂ contractĂ© la maladie, afin de mieux comprendre sa politique de propagation et de forme avant une Ă©ventuelle deuxième Ă©pidĂ©mie.
Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, a déclaré que les tests donneraient aux responsables de la santé une « meilleure image du renseignement » des épidémies de virus dans le pays.
« De cette façon, nous pourrons mieux faire face à une nouvelle vague de coronavirus si, à Dieu ne plaise, il éclate », a-t-il déclaré mercredi dans un communiqué du ministère.
Le programme de dĂ©pistage a Ă©tĂ© annoncĂ© dĂ©but mai par le directeur gĂ©nĂ©ral sortant du ministère de la SantĂ©, Moshe Bar Siman-Tov , bien qu’il ait depuis Ă©tĂ© retardĂ©.
Les rĂ©sultats d’une première sĂ©rie de tests sĂ©rologiques, dĂ©taillĂ©s dans un rapport publiĂ© mardi, ont indiquĂ© que quelque 200 000 IsraĂ©liens, soit 2,5% de la population, avaient eu le COVID-19, soit plus de dix fois le nombre de patients confirmĂ©s.
Les rĂ©sultats indiquent un taux d’infection beaucoup plus Ă©levĂ© qu’on ne le pensait auparavant, les estimations du ministère de la SantĂ© et du Conseil de sĂ©curitĂ© nationale situent le taux Ă 1% au plus de la population, mais mĂŞme s’il n’est pas proche de 60% ou plus que nĂ©cessaire pour obtenir l’immunitĂ© collective. Cela indique Ă©galement une possibilitĂ© beaucoup plus grande qu’on ne le pensait auparavant que les porteurs ne prĂ©sentaient aucun symptĂ´me.
L’ensemble de 1 700 tests d’anticorps a Ă©tĂ© effectuĂ© par une Ă©quipe du ministère de la SantĂ© dirigĂ©e par le professeur Daniel Cohen, directeur par intĂ©rim de l’École de santĂ© publique de l’UniversitĂ© de Tel Aviv, avec l’aide du service d’ambulance Maguen David Adom. Les tests constituent un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de la population par âge, sexe et lieu de rĂ©sidence, a indiquĂ© mardi le journal Haaretz dans son rapport.
Les tests d’anticorps sont diffĂ©rents des tests sur Ă©couvillon nasal actuellement utilisĂ©s pour diagnostiquer les infections actives. Au lieu de cela, les tests sĂ©rologiques recherchent des protĂ©ines sanguines appelĂ©es anticorps, qui sont produites par le corps des jours ou des semaines après avoir combattu une infection. La plupart utilisent une piqĂ»re au doigt sur une bandelette rĂ©active. Un test d’anticorps pourrait montrer si le sujet a eu le COVID-19 dans un passĂ© rĂ©cent, ce qui, selon la plupart des experts, protège les gens.
La fiabilitĂ© des tests se situerait entre 95% et 98%. Ils ne disent pas si la personne a toujours le coronavirus ou s’est rĂ©tablie.
Le gouvernement espère qu’en effectuant des tests sĂ©rologiques Ă grande Ă©chelle, il sera en mesure de dĂ©terminer si IsraĂ«l s’approche de l’immunitĂ© collective ou n’est pas prĂ©parĂ© Ă une rĂ©surgence du virus.
Bar Siman-Tov a dĂ©clarĂ© que si seulement un petit pourcentage d’IsraĂ©liens avaient des anticorps contre le COVID-19, cela pourrait indiquer que le système de santĂ© du pays pourrait ĂŞtre inondĂ© lors d’une future Ă©pidĂ©mie.
Les tests d’anticorps surviennent lorsque le pays a constatĂ© une augmentation des cas de COVID-19 au cours de la semaine dernière, ce qui fait craindre une rĂ©surgence du virus et une Ă©ventuelle deuxième vague.





