Israël est plus vulnérable qu’il y a 50 ans, selon un expert de la guerre du Kippour

IsraĂ«l n’Ă©tait pas prĂ©parĂ© Ă  la guerre du Kippour et aveuglĂ© par l’orgueil après sa victoire en 1967. C’est le rĂ©cit dominant entourant le discours de la guerre et qui Ă©tait mĂŞme Ă©vident dans « Golda » – le rĂ©cent film de Guy Nativ avec Helen Mirren dans le rĂ´le de Golda. MĂ©ir.

Uri Bar-Joseph, professeur de sciences politiques à l’Université de Haïfa, est un universitaire qui s’oppose à ce discours conventionnel et qui a en réalité un grand respect pour l’administration en place à l’époque.

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« Je regarde les dirigeants politiques de 1973. Je n’Ă©tais pas un grand admirateur de [la Première ministre Golda] Meir, mais il est Ă©vident qu’elle se souciait plus que tout du sort d’IsraĂ«l », a-t-il dĂ©clarĂ©.

MĂŞme si IsraĂ«l a certainement payĂ© un lourd tribut Ă  cette Ă©poque, ses victimes et ses pertes seront minimes en comparaison de la prochaine confrontation majeure d’IsraĂ«l, prĂ©dit-il.

Bar-Joseph, qui a écrit plusieurs livres sur le sujet, dont deux disponibles en anglais intitulés « The Watchman Fell Asleep : The Surprise of Yom Kippour and Its Sources » et « The Angel : The Egypt Spy Who Saved Israel », a élaboré sur un sujet souvent abordé. Le scénario évoqué d’une guerre sur plusieurs fronts avec le Hezbollah comme menace principale pouvant inclure l’Iran, la Syrie, l’Irak et, bien sûr, le Hamas à Gaza et peut-être même la Cisjordanie en cas de soulèvement là-bas.

« En 1973, les Arabes pouvaient lancer quelques roquettes », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Maintenant, nous parlons d’un arsenal de 150 000 personnes provenant du seul Liban. »

« IsraĂ«l, malgrĂ© sa supĂ©rioritĂ© militaire, est actuellement confrontĂ© Ă  une menace de guerre qui pourrait constituer le dĂ©fi le plus coĂ»teux et le plus important pour IsraĂ«l depuis sa crĂ©ation en 1948 », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Parce qu’aujourd’hui, il y a une combinaison d’ennemis qui disposent d’un Ă©norme arsenal de roquettes pointĂ©es vers l’arrière israĂ©lien. L’arrière israĂ©lien n’a jamais Ă©tĂ© exposĂ© Ă  de telles menaces qu’aujourd’hui. IsraĂ«l a peut-ĂŞtre des rĂ©ponses militaires Ă  ce dĂ©fi, mais ce n’est qu’une partie. solution. IsraĂ«l paiera cher la prochaine guerre. »

La solution, dit-il, réside dans la diplomatie. « Nous devons désamorcer une confrontation potentielle avec les Palestiniens et faire des pas vers une solution à deux Etats et également commencer à discuter avec les Iraniens. Israël continue de nier ces options. »

Quant Ă  l’éventuel accord de normalisation avec l’Arabie Saoudite, Bar-Joseph est sceptique quant Ă  la manière dont il bĂ©nĂ©ficiera Ă  IsraĂ«l. « C’est un accord important. Mais si le coĂ»t est de laisser les Saoudiens construire l’infrastructure nuclĂ©aire ici, alors je prĂ©fère la situation et l’Ă©tat des choses actuels. Une Arabie Saoudite nuclĂ©aire signifie un Iran nuclĂ©aire et nous pourrions ĂŞtre confrontĂ©s Ă  une course aux armements nuclĂ©aires dans le futur. Moyen-Orient. Il s’agit d’une menace existentielle pour IsraĂ«l. »

Uri Bar-Joseph, qui a combattu dans une unitĂ© de reconnaissance pendant la guerre, a Ă©tudiĂ© les sciences politiques et la sociologie Ă  l’UniversitĂ© de HaĂŻfa avant d’Ă©tudier les relations internationales Ă  l’UniversitĂ© hĂ©braĂŻque de JĂ©rusalem et de faire un doctorat Ă  Stanford.