Le New York Times rapporte qu’IsraĂ«l tentera de retirer la sociĂ©tĂ© de logiciels espions NSO des listes noires du dĂ©partement amĂ©ricain du Commerce.
Après que les produits de l’entreprise aient Ă©tĂ© utilisĂ©s pour pirater les tĂ©lĂ©phones d’activistes politiques et de responsables gouvernementaux du monde entier, les États-Unis ont restreint les opĂ©rations de l’entreprise, ce qui a portĂ© un coup douloureux Ă IsraĂ«l. La goutte d’eau a Ă©tĂ© la rĂ©vĂ©lation que le programme Pegasus avait Ă©tĂ© utilisĂ© pour espionner les dĂ©fenseurs des droits humains palestiniens, soulevant la question de savoir si le gouvernement israĂ©lien lui-mĂŞme Ă©tait derrière les piratages.
Le bureau du Premier ministre israĂ©lien et le ministère de la DĂ©fense nient que le programme ait Ă©tĂ© utilisĂ© pour pirater des tĂ©lĂ©phones palestiniens. Un porte-parole de NSO a dĂ©clarĂ© que la sociĂ©tĂ© ne dirait pas qui a utilisĂ© le logiciel et qu’elle n’a pas accès aux informations sur les personnes contre qui le logiciel a Ă©tĂ© utilisĂ©.
Israël va défendre la radiation par la voie diplomatique. Le gouvernement israélien considère les logiciels comme un élément essentiel de sa politique étrangère et fait pression sur Washington, ont déclaré lundi deux hauts responsables israéliens.
L’ONS insiste sur le fait que le logiciel qui permet aux gouvernements d’infiltrer Ă distance et secrètement un tĂ©lĂ©phone, de suivre son emplacement et de rĂ©cupĂ©rer son contenu est conçu pour aider les pays Ă lutter contre le crime organisĂ© et le terrorisme.
IsraĂ«l cherchera Ă convaincre l’administration Biden que cette activitĂ© continue d’ĂŞtre d’une grande importance pour la sĂ©curitĂ© nationale des deux pays, ont dĂ©clarĂ© des responsables. Ils ont Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l serait prĂŞt Ă des contrĂ´les plus stricts sur les licences de logiciels.
Adam Shapiro est un porte-parole de Front Line Defenders, un groupe de dĂ©fense des droits humains basĂ© Ă Dublin qui a enquĂŞtĂ© avec Amnesty International et Citizen. Lab, a dĂ©clarĂ© Ă la publication qu’il avait « de sĂ©rieux doutes sur les dĂ©mentis du gouvernement israĂ©lien ».




