Jérusalem, 2 février 2026 – Dans un climat de tensions croissantes entre Israël, l’Iran et les États-Unis, les autorités israéliennes ont lancé un message clair à leurs homologues américains : ne signez pas un accord faible avec Téhéran. Alors que les pourparlers informels entre Washington et l’Iran reprennent en coulisses, Israël multiplie les signaux d’alerte et exige trois conditions non négociables :
➡ pas de nucléaire,
➡ pas de missiles,
➡ pas de soutien aux milices pro-iraniennes dans la région.
Ce message a été transmis à Washington lors du voyage express du chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir, ce week-end. Un déplacement non prévu qui souligne l’urgence perçue par les autorités israéliennes face à un éventuel revirement américain.
Un ballet militaire discret mais stratégique
Ce voyage intervient après plusieurs visites de hauts responsables sécuritaires israéliens, notamment le directeur du Mossad et le chef du renseignement militaire (Aman), ces dernières semaines. Tous ont un objectif : empêcher un « mauvais accord » entre les États-Unis et l’Iran, perçu comme naïf et dangereux par Jérusalem.
« L’Iran tente une illusion d’optique. Il promet une accalmie tout en reconstruisant discrètement ses capacités balistiques et nucléaires », aurait confié un haut responsable israélien à la chaîne N12.
Zamir, accompagné d’une délégation militaire de haut niveau, a rencontré son homologue américain, le général Charles Q. Brown Jr., président des chefs d’état-major interarmées. Selon plusieurs sources, les Israéliens ont présenté des preuves d’un redémarrage accéléré du programme de missiles iraniens.
Trois conditions israéliennes à toute reprise d’accord
Israël a remis aux Américains un document contenant ses exigences minimales pour toute reprise d’un accord avec l’Iran.
Ces trois lignes rouges sont désormais claires :
- Zéro capacité nucléaire – l’Iran ne doit en aucun cas enrichir l’uranium à un niveau militaire.
- Zéro programme balistique – aucun développement ou essai de missiles longue portée.
- Zéro soutien aux milices pro-iraniennes – Hezbollah, Houthis, milices irakiennes ou syriennes.
« Sans ces trois points, tout accord ne serait qu’un répit artificiel pour l’Iran, et un piège pour la région », résume un analyste militaire israélien.
Les États-Unis renforcent leur présence militaire
Face aux inquiétudes israéliennes – mais aussi sa propre stratégie régionale – les États-Unis continuent de déployer des forces dans le Golfe et en Méditerranée orientale.
La porte-avions USS Abraham Lincoln a été aperçue au large d’Oman. Des chasseurs F-22 ont été redéployés sur des bases en Jordanie et au Qatar.
Objectif : maintenir une pression militaire crédible, au cas où les négociations échoueraient ou qu’une escalade éclaterait.
Mais côté israélien, l’armée estime que cela ne suffira pas si l’objectif américain est de renverser le régime iranien ou neutraliser son arsenal à long terme.
« Si vous voulez vraiment faire tomber le régime des ayatollahs, il faudra beaucoup plus de moyens que ce qui est actuellement sur place », a affirmé une source sécuritaire au journal Yedioth Aharonoth.
Un message direct : l’opportunité ne reviendra pas
Selon les médias israéliens (N12, Ynet, Haaretz), le gouvernement Netanyahou considère que la conjoncture actuelle est « historiquement favorable » à une pression maximale contre Téhéran :
- L’économie iranienne est fragile
- L’opposition intérieure grandit
- L’alignement régional USA–Israël–États du Golfe est inédit
C’est pourquoi l’État hébreu appelle l’administration Biden à ne pas « gâcher cette opportunité » par un compromis qui laisserait l’Iran intact.
Conclusion
Entre diplomatie, renseignement et démonstration militaire, Israël joue une partie complexe mais résolue. Pour Jérusalem, le danger iranien reste existentiel. Et tout accord qui ne désarme complètement la République islamique ne serait qu’une trahison déguisée de la sécurité régionale.
Reste à savoir si Washington écoutera ses alliés… ou cédera aux sirènes de l’apaisement.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News





