Beni Ganz et Gaby Ashkenazi accusent le ministre de la DĂ©fense, Netanyahu, d’avoir allĂ©gĂ© les mesures d’intimidation dans la bande de Gaza. Les anciens chefs d’état-major ont dĂ©clarĂ© Ă la chaĂ®ne centrale Netanyahu qu’ils allaient maintenant participer Ă une nouvelle opĂ©ration militaire Ă Gaza.
«Aucun État ne tolĂ©rerait ce qui se passe Ă Gaza. Il y a des moments dans la vie d’un État oĂą il est obligĂ© d’utiliser la force, mais cela ne se produit pas. Si vous pensez que ce qui se passe en Cisjordanie se produit par hasard, vous vous trompez. Il n’ya pas de place pour les faibles dans notre rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© Ashkenazi dans un entretien avec Hadashot 13. Gantz en conversation avec Rina Matzliakh (12 chaĂ®nes) a dit Ă peu près la mĂŞme chose.
« A Gaza, il est nĂ©cessaire de rendre l’intimidation exactement comme après l’opĂ©ration Tsuk Eitan. » Comment le faire ? Si le Hamas se met immĂ©diatement en silence et rend les corps des soldats, il y a de quoi en parler. Sinon, nous devrons utiliser la force militaire, renvoyer l’intimidation, renvoyer tous les garçons (les corps des soldats et deux prisonniers – ), Et ensuite nous passerons au contrĂ´le des autres dans la rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© le dirigeant de Kahol Laban.
Le ministre des Affaires Ă©trangères, Israel Katz, a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l pourrait participer Ă une opĂ©ration militaire Ă Gaza, « indĂ©pendamment des Ă©lections ». Auparavant, Benjamin Netanyahu, très sensible aux accusations de « perte de pouvoir extraordinaire », a Ă©galement Ă©voquĂ© cette possibilitĂ©. Netanyahu a refusĂ© de constituer un cabinet politique de dĂ©fense et a mĂŞme annulĂ© une rĂ©union hebdomadaire du gouvernement, ne voulant pas donner Ă ses rivaux une plate-forme pour des « attaques » après les attaques Ă la roquette et les attaques terroristes rĂ©centes.
Notez que l’observateur militaire de la douzième chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision Roni Daniel a littĂ©ralement explosĂ© après les propos de Gantz au sujet de « l’intimidation » de la force militaire. «Deux millions de personnes Ă Gaza vivent dans le dĂ©sespoir, vous ne pouvez pas effrayer dĂ©sespĂ©rĂ©ment !», S’est exclamĂ© un vĂ©tĂ©ran du journalisme militaire, habituĂ© Ă exprimer et Ă expliquer la position de ses dirigeants. Daniel a exhortĂ© « à regarder Gaza Ă long terme » et Ă comprendre que, parallèlement Ă toute opĂ©ration militaire, il est nĂ©cessaire « de prĂ©parer l’infrastructure de mesures civiles qui les libĂ©reront du dĂ©sespoir ».
Il ne fait aucun doute que les gĂ©nĂ©raux Ă la retraite, unis contre Netanyahu, comprennent parfaitement la position de Daniel et partagent celle-ci. Ils ne veulent pas d’une nouvelle guerre insensĂ©e Ă Gaza, tout comme leur principal adversaire n’en veut pas. Cependant, la logique de la campagne Ă©lectorale oblige tous ses participants Ă s’affronter dans une rhĂ©torique guerrière populiste, et mĂŞme les partis de gauche ne blâment mĂŞme pas la « perte d’intimidation ».





