Un responsable israĂ©lien a signalĂ© lundi un risque potentiel pour la sĂ©curitĂ© Ă la suite d’une dĂ©cision des États-Unis d’autoriser les fournisseurs amĂ©ricains Ă vendre des images satellites plus claires d’IsraĂ«l et des territoires palestiniens.
En vertu d’une rĂ©glementation amĂ©ricaine de 1997 connue sous le nom d’amendement de Kyl-Bingaman, les images satellites d’IsraĂ«l et des territoires palestiniens utilisĂ©es dans des services comme Google Earth pourraient montrer des Ă©lĂ©ments d’au moins 2 mètres (6,56 pieds) de diamètre.
IsraĂ«l, veux empĂŞcher les ennemis d’utiliser des informations du domaine public pour espionner ses sites sensibles. Mais le bureau amĂ©ricain des affaires rĂ©glementaires de tĂ©lĂ©dĂ©tection commerciale a dĂ©clarĂ© le 25 juin qu’il autoriserait des rĂ©solutions amĂ©liorĂ©es de 0,4 mètre. Dans un communiquĂ© Ă Reuters, l’agence a indiquĂ© que « plusieurs sources Ă©trangères » produisaient et diffusaient dĂ©jĂ moins de 2 millions de dollars d’imagerie d’IsraĂ«l.
Amnon Harari, responsable des programmes spatiaux au ministère israĂ©lien de la DĂ©fense, a dĂ©clarĂ© qu’il pensait que cette dĂ©cision Ă©tait destinĂ©e Ă attĂ©nuer la concurrence internationale pour les satellites commerciaux amĂ©ricains, ajoutant : « Je ne pense pas qu’ils (les AmĂ©ricains) nous l’ont demandé » Ă l’avance.
« Nous sommes en train d’Ă©tudier ce qui y est Ă©crit exactement, quelles sont exactement les intentions, ce Ă quoi nous pouvons rĂ©pondre, en fin de compte », a dĂ©clarĂ© Harari Ă la station de radio publique israĂ©lienne Kan.
« Nous prĂ©fĂ©rerions toujours ĂŞtre photographiĂ©s Ă la rĂ©solution la plus basse possible. Il est toujours prĂ©fĂ©rable d’ĂŞtre vu flou plutĂ´t que prĂ©cisĂ©ment. »
Israël craint que le Hezbollah libanais et les militants du Hamas de Gaza puissent utiliser des images satellites commerciales pour planifier des tirs de roquettes sur des infrastructures civiles et militaires clés.
Des images Ă plus haute rĂ©solution pourraient Ă©galement aider Ă suivre l’expansion des localitĂ©s juives en JudĂ©e Samarie, ce que les opposants considèrent comme entravant les espoirs d’un État palestinien.
Hagit Ofran de Peace Now, un observateur israĂ©lien anti-colonisation, a saluĂ© la perspective d’images plus nettes. Avec des photos de moindre qualitĂ©, dit-elle, « il est difficile de savoir si ce que vous voyez est une nouvelle maison ou simplement un poulailler ».
Google Earth a rĂ©fĂ©rĂ© Reuters Ă des fournisseurs tiers lorsqu’on lui a demandĂ© si la dĂ©cision amĂ©ricaine affecterait les images satellites d’IsraĂ«l et des territoires palestiniens qu’elle publie.
Une de ces sociétés américaines, Planet, a déclaré dans un communiqué: « Lorsque le changement de politique entrera en vigueur, nous suivrons les nouvelles dispositions pour fournir des images haute résolution de la région. »
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