La police israélienne a confirmé ce soir une évolution majeure dans l’affaire de la touriste finlandaise disparue depuis 2024. Après des analyses ADN réalisées à l’Institut national de médecine légale d’Abu Kabir, les ossements découverts récemment dans une zone boisée proche du quartier de Pisgat Ze’ev, à Jérusalem, ont été formellement identifiés comme appartenant à Armi Berg.
La victime, citoyenne finlandaise âgée de 64 ans au moment de sa disparition, était arrivée en Israël le 30 janvier 2024 pour un séjour touristique. Elle avait été vue pour la dernière fois le 10 mars 2024 dans une auberge située rue Jaffa, au centre de Jérusalem. Depuis cette date, tout contact avait été perdu.
Selon les éléments communiqués par les autorités, Armi Berg avait laissé l’ensemble de ses effets personnels dans l’établissement où elle logeait et n’était jamais revenue les récupérer. Son absence inexpliquée avait rapidement déclenché des recherches policières, mais malgré les battues et les signalements diffusés à l’échelle nationale, aucune trace concrète n’avait été retrouvée pendant près de deux ans.
La découverte des restes humains est survenue récemment lorsqu’un groupe d’enfants a signalé la présence d’ossements dans un secteur boisé situé au nord-est de Jérusalem. À proximité immédiate, les enquêteurs ont retrouvé un passeport appartenant à la touriste disparue. Ce document a constitué un premier indice majeur, mais seule l’analyse génétique a permis de confirmer définitivement l’identité.
Les prélèvements ont été transférés à l’Institut médico-légal d’Abu Kabir, où des tests ADN comparatifs ont été effectués. Les résultats ont confirmé qu’il s’agissait bien d’Armi Berg. Les autorités israéliennes ont informé sa famille en Finlande de cette conclusion officielle.
À ce stade, la cause du décès demeure inconnue. Les enquêteurs cherchent désormais à établir les circonstances dans lesquelles la touriste s’est retrouvée dans cette zone forestière isolée. Plusieurs hypothèses sont examinées : une errance accidentelle, une chute ou un malaise dans un secteur escarpé, voire l’intervention d’un tiers. Aucun élément public ne permet pour l’instant de privilégier une piste spécifique.
La localisation du site soulève des interrogations. Le secteur boisé proche de Pisgat Ze’ev est relativement éloigné des circuits touristiques classiques. Il ne s’agit pas d’un axe de promenade central pour les visiteurs étrangers. Les enquêteurs tentent donc de reconstituer les déplacements de la victime dans les jours précédant sa disparition, en analysant d’anciennes images de vidéosurveillance, des données téléphoniques et d’éventuels témoignages.
L’absence prolongée de découverte s’explique en partie par la topographie du lieu. Les zones boisées et accidentées peuvent rendre les recherches difficiles, en particulier lorsque la disparition n’est pas immédiatement associée à un site précis. La végétation dense et le relief peuvent retarder la détection de restes humains pendant de longs mois.
L’affaire a suscité une vive émotion, tant en Israël qu’en Finlande. La disparition d’une touriste étrangère sur le territoire israélien avait conduit les autorités à maintenir le dossier ouvert et à poursuivre les investigations de manière régulière. La confirmation de l’identité met fin à l’incertitude quant au sort d’Armi Berg, mais ouvre une nouvelle phase judiciaire : déterminer les circonstances exactes du décès.
Les spécialistes médico-légaux tenteront d’extraire des indices supplémentaires à partir des restes osseux afin d’identifier d’éventuelles traces de traumatisme ou d’éléments compatibles avec une cause naturelle. Toutefois, après un délai aussi long, les analyses peuvent s’avérer complexes et limitées.
La police a indiqué que l’enquête se poursuit. Les autorités examinent toutes les pistes, sans exclure aucune hypothèse à ce stade. La coopération avec les autorités finlandaises devrait également se poursuivre afin d’apporter des réponses complètes à la famille.
Cette affaire rappelle la difficulté des enquêtes de disparition prolongée, en particulier lorsqu’aucun signal immédiat ne permet de localiser la personne disparue. Elle souligne aussi l’importance des analyses médico-légales modernes, qui permettent d’apporter une identification formelle même après un laps de temps considérable.
Pour la famille d’Armi Berg, la confirmation officielle constitue à la fois une réponse et un nouveau choc. Si l’incertitude sur son sort prend fin, la question essentielle demeure : que s’est-il réellement passé en mars 2024 dans cette zone boisée de Jérusalem ? L’enquête devra désormais s’attacher à éclaircir ce point crucial.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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