Le journal libanais Al-Akhbar rapporte, selon une source palestinienne officielle, que les États-Unis ont convenu avec le Canada d’accepter 100 000 rĂ©fugiĂ©s palestiniens et leurs descendants avec 40 000 Libanais et 60 000 Syriens.
Un accord similaire aurait Ă©tĂ© conclu avec d’autres pays (Espagne, Belgique et France), qui enverront chacun 16 000 Palestiniens du Liban.
Ahmed Abdel Hadi, porte-parole du Hamas Ă Beyrouth, a dĂ©clarĂ© au journal Al-Ahbar que les auteurs du « Plan du siècle » attendu par tous après les Ă©lections israĂ©liennes voulaient quitter et lĂ©galiser entre 75 et 100 000 Palestiniens au Liban et aider les autres Ă se rĂ©installer au Canada et d’autres pays occidentaux.
Au Liban, entre 250 et 300 000 Palestiniens sont actuellement concentrés dans les camps de réfugiés d’Ein al-Khilwe, Chatila, Yarmouh et Bedawi. Depuis 70 ans, plusieurs générations de descendants de réfugiés de Palestine ne font pas partie de la société libanaise et ne bénéficient pas des mêmes droits, y compris les droits de propriété.
La situation s’est encore compliquĂ©e après le dĂ©clenchement de la guerre civile en Syrie, d’oĂą de nouveaux dizaines de milliers de personnes originaires de camps de rĂ©fugiĂ©s syriens ont fui au Liban.
Il n’est pas surprenant que le principal dĂ©sir des Palestiniens au Liban soit d’aller en Occident. Environ 40 000 Palestiniens sont partis dans un avion au cours des quatre dernières annĂ©es, rien que pour Ă©migrer lĂ©galement. Peut-ĂŞtre mĂŞme plus sont-ils partis illĂ©galement – par mer ou par terre. Ils vont d’abord en Syrie et en Turquie, puis illĂ©galement en Grèce. La deuxième façon est d’acheter un visa pour la Russie et de lĂ ou de BiĂ©lorussie pour aller en Norvège.
Le Palestinien a dĂ©clarĂ© au journal qu’il avait payĂ© le guide Ă 6 200 dollars, empruntĂ©s par lui, et que toute la famille les paye maintenant.
Un porte-parole du Hamas a dĂ©clarĂ© que l’organisation tentait de nĂ©gocier avec le gouvernement libanais afin d’amĂ©liorer la vie des Palestiniens dans le pays et d’arrĂŞter le flux de leur migration du Liban.
La question des réfugiés palestiniens est l’un des problèmes insolubles du nœud israélo-palestinien, car les dirigeants palestiniens ne veulent pas renoncer au droit de retourner sur le territoire de la Palestine en 1948.
Les dĂ©marches entreprises par l’administration Trump et, tout d’abord, par l’auteur du «plan du siècle», Jared Kushner, pour «tarir» l’agence de l’UNRWA, montrent qu’Ă Washington, ils ont dĂ©cidĂ© de dĂ©truire le concept mĂŞme de «rĂ©fugiĂ©s palestiniens» et de confier la gestion aux pays arabes.
« Le Canada n’a conclu aucun accord de ce type avec les États-Unis et il n’y a actuellement aucun programme spĂ©cial visant Ă rĂ©installer des Libanais ou des Syriens », a dĂ©clarĂ© Ă GenN Mathieu Genest, porte-parole du ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, par courrier Ă©lectronique.
«Le Canada est un pays accueillant pour les gens du monde entier, mais il est important que les gens se fient à des informations précises», a écrit Genest dans un communiqué envoyé au CJN et au Jerusalem Post .





