L’Allemagne a demandĂ© Ă participer Ă la procĂ©dure en tant qu ‘ »ami du tribunal » lors d’une audience pour examiner si les institutions de La Haye Ă©taient compĂ©tentes dans les territoires. En IsraĂ«l, on estime que le fait que l’Allemagne n’ait pas officiellement reconnu un État palestinien contribuera Ă la procĂ©dure.
La dĂ©cision de ces deux pays est suite Ă celui de la RĂ©publique tchèque qui a Ă©galement fait la demande. L’intention de l’Allemagne de rejoindre le processus judiciaire a Ă©tĂ© annoncĂ©e hier sur le site Haaretz.
Après la publication de la recommandation du plaignant de La Haye pour une enquĂŞte, l’Allemagne a annoncĂ© qu’elle Ă©tait « convaincue que le tribunal rĂ©soudrait les questions soulevĂ©es, y compris la question de la recevabilitĂ© (la compĂ©tence du tribunal, ci-dessus) qui pourrait ĂŞtre contestable. L’Allemagne s’oppose aux cas de toute nature Ă utiliser pour la politisation. J’espère que tous les problèmes seront examinĂ©s.  »
La semaine dernière, l’Allemagne a annoncĂ© Ă IsraĂ«l son intention de prĂ©senter une demande. La mention de l’opposition Ă la « politisation » en IsraĂ«l est considĂ©rĂ©e comme une aide Ă sa position, et l’on pense que le fait que l’Allemagne se joigne aux dĂ©bats aidera IsraĂ«l Ă souligner cette position, et en outre, en IsraĂ«l, on pense que comme l’Allemagne n’a pas officiellement reconnu un État palestinien, ce pays pourrait aider Ă rĂ©tablir la veritĂ© sur ce procès inĂ©quitable.
IsraĂ«l a tendance Ă ne pas participer officiellement Ă ces audiences, bien qu’il ait demandĂ© Ă ĂŞtre entendu sur l’autoritĂ© du Tribunal, car sa participation sera perçue comme une reconnaissance de l’autoritĂ© et des procĂ©dures de l’institution. Par consĂ©quent, la RĂ©publique tchèque a dĂ©posĂ© hier la demande de soutien Ă IsraĂ«l. La dernière date de publication de toutes les demandes d’adhĂ©sion Ă la procĂ©dure date de dimanche.
La nuit dernière, des responsables politiques ont saluĂ© la demande de la RĂ©publique tchèque, affirmant que « des efforts ont Ă©tĂ© faits de la part d’IsraĂ«l ». Prague est considĂ©rĂ©e comme un proche alliĂ© d’IsraĂ«l dans les institutions internationales, et Ă plusieurs reprises, elle a contribuĂ© Ă empĂŞcher les dĂ©cisions auxquelles le gouvernement Netanyahu s’est opposĂ©, y compris dans des institutions telles que l’UE.
La RĂ©publique tchèque est membre du forum des pays de Vishgrad (avec la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie), qui est considĂ©rĂ© comme le droite extrĂŞme de l’UE. Ces dernières annĂ©es, Netanyahu a rĂ©chauffĂ© ses relations avec ces pays, visant notamment Ă obtenir un consensus dans les couloirs de l’Union sur les questions palestiniennes et iraniennes.
Hier, le barreau israĂ©lien a Ă©galement dĂ©posĂ© une requĂŞte similaire auprès de la RĂ©publique tchèque. Les membres du bureau ont approuvĂ© lundi la demande du prĂ©sident Avi Haimi de saisir le tribunal si la pĂ©tition du pĂ©titionnaire est acceptĂ©e pour ouvrir une audience prĂ©liminaire sur la question, et s’il est possible de se joindre Ă l’audience en tant qu’amis (parties qui assistent le tribunal sur la question, mais pas partie Ă l’audience).
Haimi a Ă©crit aux membres du bureau qu’il voulait reprĂ©senter la position israĂ©lienne « afin que la position de l’AutoritĂ© palestinienne ne reste pas sans rĂ©ponse ». La plupart des conseillers ont approuvĂ© sa demande – malgrĂ© l’opposition de certains membres arabes et juifs. Les opposants ont fait valoir qu’il s’agit d’une question politique et juridique controversĂ©e avec laquelle le bureau ne devrait pas interfĂ©rer. Le dĂ©putĂ© Yosef Jabarin de la Liste commune, un juriste qui Ă©tait auparavant membre du bureau, a dĂ©clarĂ© Ă Haaretz que « le gouvernement Netanyahu tente de promouvoir un programme politique de perpĂ©tuation et de justification de l’occupation par le dĂ©tournement et le recrutement de l’Ordre des avocats pour des besoins politiques ». Les avocats arabes et juifs s’y opposent fermement.  »
En dĂ©cembre, la plaignante a rendu sa dĂ©cision selon laquelle il y avait une base pour une enquĂŞte contre IsraĂ«l et les Palestiniens soupçonnĂ©s d’avoir commis des crimes de guerre en JudĂ©e Samarie, dans la bande de Gaza et Ă JĂ©rusalem-Est – après une enquĂŞte prĂ©liminaire de cinq ans. Entre autres choses, le parti cherche Ă enquĂŞter sur les crimes de guerre prĂ©sumĂ©s de Tsahal et du Hamas pendant l’opĂ©ration Tsouk Etan, l’expansion des construction en JudĂ©e Samarie et les affrontements autour des manifestations frontalières de Gaza .




