Kan : « Le ministère de la SantĂ© cache l’augmentation du nombre de patients gravement malades du COVID-19 »

Lors d’une rĂ©union du cabinet corona, le ministère de la SantĂ© a prĂ©sentĂ© aux ministres les donnĂ©es « internes » non publiĂ©es dans les rapports sur la double augmentation du nombre de patients gravement malades atteints de COVID-19 en juin par rapport Ă  mai, a rapportĂ© Kan.

Selon la publication, les ministres ont appris qu’en mai 39 cas graves d’infection Ă  coronavirus sont apparus en IsraĂ«l, et en juin – dĂ©jĂ  80, et le nombre de patients nĂ©cessitant une ventilation mĂ©canique des poumons a Ă©galement augmentĂ© de 20%, et ne diminue pas tous les jours, comme vous pouvez le conclure selon les rapports quotidiens du ministère de la SantĂ©.

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Les rapports statistiques publiĂ©s par le ministère de la SantĂ© en semaine trois fois par jour ne montrent pas cette dynamique, car ils ne contiennent pas d’informations sur le nombre de nouveaux patients gravement malades qui sont apparus ce dernier jour. Au lieu de cela, l’agence donne des chiffres pour le nombre total de patients graves se trouvant dans les services de coronavirus des hĂ´pitaux. Ces chiffres changent pour de nombreuses raisons, notamment le dĂ©cès de patients ou l’amĂ©lioration de leur Ă©tat – le nombre de cas graves transportĂ©s Ă  l’hĂ´pital aujourd’hui reste inconnu.

Comme il ressort de la publication «Kan Hadashot», l’agence conserve des statistiques importantes «pour elle-mĂŞme» et ne juge pas nĂ©cessaire de les partager avec le public. Le ministère de la SantĂ© cache Ă  la population de nombreuses autres informations qui pourraient aider les IsraĂ©liens Ă  Ă©valuer de manière rĂ©aliste la situation Ă©pidĂ©mique.

Par exemple, les rapports quotidiens contiennent des donnĂ©es sur l’incidence par ville – mais sans le nombre de nouveaux patients enregistrĂ©s dans chaque ville aujourd’hui. Le nombre de patients et le nombre de tests effectuĂ©s dans chaque ville sont donnĂ©s «dès le dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie» – afin de dĂ©terminer la situation actuelle, il est nĂ©cessaire de prendre une calculatrice.

Il en va de mĂŞme pour les donnĂ©es sur la composition par âge des nouveaux patients. Les rapports du ministère de la SantĂ© rĂ©pètent chaque jour le tableau de distribution extĂ©rieurement identique pour les groupes d’âge de tous les patients depuis le dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie – mais pas l’âge et le sexe des patients «actuels».

Le nombre de tests et le pourcentage de rĂ©sultats positifs ne donnent pas non plus une image prĂ©cise de ce qui se passe, car les statistiques du ministère de la SantĂ© ne partagent pas les tests de diagnostic effectuĂ©s par les nouveaux patients et les tests de «rĂ©cupĂ©ration». Avec cette technique, le pourcentage de rĂ©sultats positifs peut reflĂ©ter non seulement l’Ă©tendue de la propagation de l’infection Ă  coronavirus dans la population, mais aussi le degrĂ© de «libĂ©ralité» des prescriptions de tests pour rĂ©cupĂ©rer les patients – s’ils commencent Ă  faire des tests rĂ©pĂ©tĂ©s plus tĂ´t et plus souvent, la proportion de rĂ©sultats positifs augmente naturellement.

Aujourd’hui, le ministère de la SantĂ© a reconnu une erreur dans le calcul de l’incidence Ă  TibĂ©riade, Ă  cause de laquelle, dans certains quartiers de la ville, il a exigĂ© l’introduction d’un rĂ©gime de « zones rĂ©glementĂ©es ». Le directeur gĂ©nĂ©ral du dĂ©partement, Hazy Levy, a dĂ©clarĂ© lors d’un briefing que certains des patients de TibĂ©riade, comme il s’est avĂ©rĂ©, s’Ă©taient dĂ©jĂ  rĂ©tablis, la situation n’Ă©tait donc pas aussi dramatique qu’ils le pensaient.

Le ministre de la SantĂ©, Julius Edelstein, a catĂ©goriquement niĂ© lors du briefing d’aujourd’hui que son agence manipulait des chiffres.