Le chef « suprĂŞme » de l’Iran, Ali Khamenei , a Ă©voquĂ© aujourd’hui (lundi) la mort de la jeune femme Mahasa Amini, qui a dĂ©clenchĂ© de vives protestations dans le pays, et a affirmĂ© qu’il s’agissait d’un « incident amer », qui « lui a profondĂ©ment brisĂ© le cĹ“ur ». .
Cependant, se rĂ©fĂ©rant aux Ă©meutes qui ont Ă©clatĂ© Ă la suite de l’Ă©vĂ©nement, il a affirmĂ© qu’elles n’avaient pas Ă©tĂ© planifiĂ©es ou menĂ©es par des « Iraniens ordinaires », mais par « les États-Unis et le rĂ©gime sioniste ». Selon lui, « certaines personnes ont semĂ© l’insĂ©curitĂ© dans les rues ». Khamenei a mĂŞme exprimĂ© son soutien aux forces de sĂ©curitĂ© et a notĂ© qu’elles « ont Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă l’injustice lors des manifestations ».
Pendant ce temps, l’Organisation pour les droits de l’homme en Iran (IHR), basĂ©e Ă Oslo, a rapportĂ© que jusqu’Ă prĂ©sent, au moins 92 personnes sont mortes en signe de protestation contre la mort de la jeune femme Mehsa Amini lors de son arrestation par la police des mĹ“urs, parce qu’elle portait le hijab d’une manière « bâclĂ©e ».
« La communautĂ© internationale a l’obligation d’enquĂŞter sur ce crime et d’empĂŞcher d’autres crimes de la part de la RĂ©publique islamique », a dĂ©clarĂ© le directeur de l’IHR, Mahmoud Amiri-Moghdam, citĂ© dans le communiquĂ©. Entre-temps, les autoritĂ©s iraniennes n’ont pas encore communiquĂ© le nombre exact de victimes des manifestations violentes qui ont d’abord Ă©clatĂ© dans l’ouest de l’Iran, il y a environ deux semaines, puis se sont rapidement propagĂ©es Ă d’autres villes, dont la capitale, de TĂ©hĂ©ran.




