La perte de revenus après la retraite en IsraĂ«l est beaucoup plus Ă©levĂ©e que dans les pays europĂ©ens dĂ©veloppĂ©s. En tĂ©moigne une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par des employĂ©s du Centre des pensions et des assurances nationales de l’UniversitĂ© Ben Gourion de Beersheba. Ils ont utilisĂ© des donnĂ©es d’enquĂŞtes dans le domaine des soins de santĂ©, de la vieillesse et des retraites dans 14 pays europĂ©ens.
Deux facteurs ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s: le revenu du mĂ©nage avant la retraite du principal soutien de famille (Ă 65 ans) et après celui-ci (Ă 67 ans). Tous les revenus ont Ă©tĂ© pris en compte – du travail, de la retraite, de l’assurance sociale et du capital.
Les informations utilisées par les chercheurs sont basées sur des données relatives à 140 000 citoyens et à 380 000 entretiens menés sur 10 à 15 ans.
Il s’est avĂ©rĂ© qu’après la retraite, le revenu moyen d’une famille israĂ©lienne Ă©tait de 65,9% du revenu avant la retraite.
La situation est pire dans un seul pays europĂ©en – en Espagne, oĂą ce chiffre est de 63%.
L’Autriche se situe Ă l’opposĂ©, oĂą, après la retraite, les citoyens ne perdent que 9% de leurs revenus. En France, les revenus de retraite correspondent Ă 83% de ce qui Ă©tait avant la retraite, en Allemagne et en Italie, Ă 77%, au Danemark, Ă 73%, en Estonie, Ă 72% et en Suède, Ă 70%.
En revanche, en excluant les rapatriés et les Arabes (où les femmes ne travaillaient souvent pas toute leur vie), la moyenne pour Israël serait beaucoup plus élevée et probablement pas inférieure aux pays scandinaves.





