Sofi Ben Dor est venue Ă©tudier la psychologie pour mieux se comprendre elle-mĂŞme et l’ombre pesante qui l’accompagne depuis que son père, l’espion Eli Cohen, a Ă©tĂ© capturĂ© et exĂ©cutĂ© Ă Damas alors qu’elle n’avait que quatre ans et demi.
Depuis, elle a dĂ©veloppĂ© sa propre mĂ©thode de thĂ©rapie en tant que psychologue (« Au lieu de creuser dans les souvenirs d’enfance, je demande ‘Pourquoi es-tu venu ?' »).
Elle a eu du mal Ă tomber amoureuse (« Tous ceux qui ont perdu leur père Ă un jeune âge ont un problème relationnel avec les hommes en gĂ©nĂ©ral »), et maintenant elle utilise l’expĂ©rience qu’elle a acquise dans une nouvelle entreprise pour les hommes et les femmes cĂ©libataires qui ont dĂ©jĂ abandonnĂ© ( » Nous sommes tous foutus. Quiconque n’est pas foutu est juste ennuyeux « )
DĂ©ja en 2019, elle a parlĂ© de la nouvelle mini-sĂ©rie créée par Gidi Raf ( Khatofim , le site de plongĂ©e de la Mer Rouge ) qui est sortie sur Netflix, qui est basĂ©e sur la vie de l’espion israĂ©lien Eli Cohen . La sĂ©rie a suscitĂ© un grand intĂ©rĂŞt en IsraĂ«l non seulement en raison de son implication dans un Ă©pisode de l’histoire d’IsraĂ«l, mais aussi grâce au casting international de Sacha Baron Cohen ( Borat ,  Qui est l’AmĂ©rique ? ) dans le rĂ´le principal, et une quantitĂ© considĂ©rable d’acteurs israĂ©liens au casting. Cependant, dès le dĂ©but, elle a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© que bien que la sĂ©rie fasse rĂ©fĂ©rence Ă des Ă©vĂ©nements qui se sont rĂ©ellement produits, Raf et les autres crĂ©ateurs ont Ă©galement fait des choix crĂ©atifs, omettant ou ajoutant des dĂ©tails qui ont enrichi l’histoire.
Sophie Ben Dor, a dĂ©clarĂ© avoir regardĂ© toute la sĂ©rie : « Ce qui me fait mal, c’est le fossĂ© sectaire », a-t-elle rĂ©pondu lorsqu’on l’a interrogĂ©e sur les diffĂ©rences entre la sĂ©rie et la vie rĂ©elle de son père et de sa mère, Nadia, qui dans la sĂ©rie est dĂ©crite comme une servante (« ce qui n’a jamais Ă©tĂ© le cas », dit Ben Dor). Ben Dor a dĂ©clarĂ© que Raf lui avait transmis le scĂ©nario pour examen et a dĂ©clarĂ©: « C’est une sorte de shatanz, c’est acceptable pour moi », mais elle a admis que la dĂ©cision d’adapter la vie de Cohen dans une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e n’Ă©tait pas facile pour elle: « C’est pas facile, d’en faire une histoire », a-t-elle dit, « C’est Ă©tranger pour moi, ça ne correspond pas Ă notre histoire. » Cependant, Ben Dor a nuancĂ© ses propos, les terminant sur une note de rĂ©signation et disant Ă propos de la sĂ©rie : « Je comprends et je respecte. »





