La grande fuite a-t-elle commencé ? Après l’appel du prince en exil, un avion du régime iranien décolle de Téhéran

La nuit a marqué une nouvelle étape dans l’escalade dramatique de la contestation populaire en Iran. Alors que les manifestations se poursuivent et s’intensifient dans plusieurs grandes villes du pays, un événement symbolique a enflammé les réseaux sociaux et alimenté les spéculations : le décollage d’un avion identifié comme appartenant au régime iranien depuis l’aéroport de Téhéran, en direction du sud. Cette information, relayée par des sources ouvertes et des comptes spécialisés dans le suivi des conflits, intervient quelques heures seulement après un appel frontal lancé par le prince iranien en exil Reza Pahlavi, appelant à une grève générale destinée à paralyser l’économie iranienne.

Selon des organisations de défense des droits humains, la nuit a été particulièrement meurtrière. Au moins 51 manifestants auraient été tués lors des affrontements avec les forces de sécurité. Un médecin iranien, s’exprimant anonymement auprès du magazine TIME, avance un bilan bien plus lourd encore : au moins 217 morts recensés dans six hôpitaux de Téhéran, la majorité touchés par des tirs à balles réelles. Ces chiffres, impossibles à vérifier de manière indépendante en raison des coupures de communication imposées par le régime, témoignent néanmoins d’un niveau de violence inédit depuis le début de la vague actuelle de protestations.

Dans ce contexte explosif, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, a durci son discours. Dans un message publié sur le réseau X, il affirme que le guide suprême Ali Khamenei « tremble de peur dans sa cachette » et appelle explicitement les Iraniens à transformer la protestation de rue en un mouvement structuré de désobéissance civile. Son appel vise en priorité les secteurs clés de l’économie iranienne — transports, pétrole, gaz et énergie — qu’il exhorte à entrer en grève nationale afin de « couper les roues de la machine financière du régime ».

Dans un message particulièrement long et détaillé, Pahlavi a salué le courage des manifestants et affirmé que leur retour massif dans les rues constituait une réponse directe aux menaces proférées par les dirigeants de la République islamique. Il s’est également positionné de plus en plus clairement comme un coordinateur du mouvement, allant jusqu’à appeler les manifestants à se rassembler à des lieux et horaires précis. Une posture qui alimente autant l’espoir parmi ses partisans que les critiques de ceux qui craignent une personnalisation excessive de la contestation.

Face à l’extension des manifestations, l’armée iranienne a diffusé un message inhabituel, appelant les citoyens à faire preuve de « vigilance » afin de déjouer les « complots de l’ennemi ». Cette communication, perçue par de nombreux observateurs comme un signe de nervosité, souligne la crainte croissante du régime de voir la situation lui échapper. Selon plusieurs sources, des membres des forces de sécurité auraient déjà été arrêtés après avoir refusé d’ouvrir le feu sur les manifestants, un scénario redouté par Téhéran et rappelant les dynamiques observées lors d’effondrements de régimes autoritaires ailleurs dans le monde.

L’événement qui a cristallisé l’attention reste toutefois le vol signalé au départ de Téhéran. Bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été fournie quant à l’identité des passagers ou à la destination finale, ce décollage a immédiatement suscité des rumeurs de fuite de hauts responsables du régime. Les autorités iraniennes n’ont pas commenté l’information, tandis que des proches du pouvoir s’efforcent de minimiser sa portée, parlant d’un vol logistique sans signification politique particulière.

Sur le plan international, les réactions se multiplient. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a publié un message bref mais symbolique affirmant que les États-Unis « soutiennent le peuple courageux d’Iran ». De son côté, le président américain Donald Trump continue d’adopter un ton menaçant envers Téhéran, laissant planer la possibilité d’une intervention si la répression devait s’intensifier.

Un responsable iranien a même proféré des menaces explicites à l’encontre de Trump, déclarant qu’il faudrait lui faire « ce qu’il a fait à Maduro », évoquant une possible action directe contre le président américain. Ces propos illustrent le niveau de tension extrême atteint par le régime, qui semble osciller entre démonstration de force et signes de panique.

Dans un autre registre, le soutien symbolique du monde technologique s’est également manifesté. Le réseau X, propriété de Elon Musk, a remplacé l’emoji du drapeau officiel de la République islamique par le drapeau iranien pré-1979, arborant le lion et le soleil — un geste hautement symbolique pour les opposants au régime.

En toile de fond, des informations alarmantes font état d’un passage en alerte maximale des forces iraniennes. Selon des sources citées par la presse britannique, le régime aurait placé ses infrastructures militaires stratégiques, notamment les « villes de missiles » souterraines des Gardiens de la révolution, en état de préparation totale. Téhéran redouterait à la fois une implosion interne et une intervention extérieure, plaçant le pays dans ce que certains responsables décrivent comme un « mode survie ».

Reste une question centrale : le décollage de cet avion marque-t-il le début d’une fuite organisée, ou n’est-il qu’un épisode parmi d’autres dans une guerre psychologique intense ? À ce stade, une chose est certaine : la République islamique fait face à l’une des plus graves crises de légitimité de son histoire, et chaque heure qui passe semble rapprocher l’Iran d’un point de non-retour.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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