Un tribunal grec a libĂ©rĂ© mardi un IsraĂ©lien de prison après avoir Ă©tĂ© dĂ©tenu pendant 14 jours sur ce qu’IsraĂ«l dit ĂŞtre un mandat d’arrĂŞt erronĂ© d’Interpol.
Le tribunal local a ordonnĂ© Ă Dudi Ashkenazi de rester sur l’Ă®le de Rhodes jusqu’Ă ce qu’une dĂ©cision finale sur la question soit prise.
Ashkenazi, 52 ans, Ă©tait en vacances en Grèce lorsqu’il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© il y a deux semaines en vertu d’un mandat d’Interpol contre un double citoyen israĂ©lo-azerbaĂŻdjanais Ă©galement nommĂ© Dudi Ashkenazi, qui aurait fait du trafic de drogue entre le PĂ©rou et la Russie en 2012. Il a Ă©tĂ© dĂ©tenu sur l’Ă®le grecque de Kos jusqu’Ă l’audience du tribunal qui lui a accordĂ© une libertĂ© partielle.
Walla News a rapportĂ© mardi qu’un homme du mĂŞme nom qu’ Ashkenazi aurait commis les crimes et qu’il travaillait en IsraĂ«l comme chauffeur pour la compagnie de bus Dan.
Les amis et la famille ont lancĂ© une campagne de dons en ligne pour collecter les fonds nĂ©cessaires pour couvrir les frais juridiques d’Ashkenazi . Mardi, 467 personnes avaient fait un don de 106 604 NIS (30 275 $), l’objectif Ă©tant de 150 000 NIS.
La libĂ©ration est intervenue après que son avocat, Nir Yaslovitzh, a dĂ©clarĂ© vendredi qu’il avait soumis des documents au ministre grec de la Justice Konstantinos Tsiaras et au procureur gĂ©nĂ©ral Vasilias Milanunis montrant qu’Ashkenazi n’est pas le suspect recherchĂ© par Interpol et la police pĂ©ruvienne.
Ashkenazi, sa famille et le gouvernement israĂ©lien soutiennent qu’il n’a pas commis les crimes. Il a dĂ©clarĂ© qu’il cĂ©lĂ©brait la bat mitzvah de sa fille au moment des crimes prĂ©sumĂ©s et qu’il n’Ă©tait pas au PĂ©rou, a rapportĂ© la Douzième chaĂ®ne la semaine dernière.
Sa femme a dĂ©clarĂ© qu’elle n’avait pas la nationalitĂ© azerbaĂŻdjanaise.
Selon la Douzième chaĂ®ne, la police israĂ©lienne a dĂ©clarĂ© Ă Interpol qu’elle pensait que la Grèce avait arrĂŞtĂ© la mauvaise personne après avoir dĂ©couvert que le mandat d’arrĂŞt contenait le numĂ©ro d’identification d’une autre personne portant le mĂŞme nom.
Lors d’une audience Ă Rhodes lundi, les procureurs grecs n’ont pas explicitement rejetĂ© la demande d’Ashkenazi, mais ont dĂ©clarĂ© qu’ils souhaitaient enquĂŞter plus avant, a dĂ©clarĂ© Ă l’Ă©poque le site d’information Ynet .
Le mĂŞme jour, le ministère des Affaires Ă©trangères a contactĂ© le ministère grec des Affaires Ă©trangères après la publication de la photo jointe Ă l’ordonnance du tribunal, affirmant que son arrestation Ă©tait probablement le rĂ©sultat d’une erreur d’identification.
Yaslovitzh aurait envoyĂ© aux responsables grecs une lettre de confirmation supplĂ©mentaire du ministère des Affaires Ă©trangères incorporant des informations mises Ă jour des autoritĂ©s israĂ©liennes et d’Interpol.
Yair Lapid , alors ministre des Affaires Ă©trangères et Premier ministre israĂ©lien depuis la semaine dernière, s’est entretenu mercredi avec son homologue grec, Nikos Dendias, et a appelĂ© Ă la libĂ©ration immĂ©diate d’Ashkenazi.




