La grippe est plus sĂ©vère que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes : les hĂ´pitaux de Kaplan et Shamir-Assaf Harofeh sont au pic d’occupation

Le centre mĂ©dical Kaplan a enregistrĂ© cette semaine des records qui n’ont pas Ă©tĂ© enregistrĂ©s depuis longtemps – 115 % d’occupation dans les services internes, une augmentation de 10 % des appels aux urgences par rapport Ă  la mĂŞme pĂ©riode l’an dernier, et la semaine dernière, il y a eu un record de 260 appels aux urgences en une journĂ©e.

Le Dr Haftziva Green, directeur du service de mĂ©decine interne A du centre mĂ©dical, explique que la maladie est la maladie habituelle, y compris la maladie de l’hiver. « Le corona existe comme l’un des autres virus. Cela pèse davantage en raison des restrictions et des isolements qui existent toujours, contrairement au traitement d’autres virus non moins importants », dit-elle. « Une grande partie des hospitalisations sont dues Ă  des maladies hivernales qui aggravent les maladies normales. Cela signifie que quelqu’un ne viendra pas nĂ©cessairement seulement avec la grippe ou la pneumonie, mais il viendra avec une aggravation de la maladie cardiaque due Ă  la grippe ou Ă  la pneumonie. »
En plus du fait qu’il y a des charges, il y a aussi un manque de personnel, car beaucoup d’entre eux sont Ă©galement malades, ou leurs enfants sont malades.
« Pendant les mois d’hiver, il y a moins d’Ă©quipes », dit-elle. « La pĂ©riode corona a Ă©tĂ© une pĂ©riode difficile Ă  laquelle nous avons survĂ©cu, mais cette pĂ©riode est une pĂ©riode d’hiver comme chaque annĂ©e. Nous sommes revenus Ă  la situation qui existait avant le corona – pendant plusieurs annĂ©es, les gens portaient des masques et Ă©taient moins exposĂ©s aux maladies, et aujourd’hui c’est le retour Ă  la mĂ©decine hivernale normale. »
Le Dr Green souligne qu’il est dĂ©jĂ  connu que le virus de la grippe de cette annĂ©e est plus grave que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.
 
 « Nous voyons des complications de la grippe. Les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, il y avait moins d’infections respiratoires et nous n’y Ă©tions pas exposĂ©s, et maintenant nous le sommes, et les taux de vaccination contre la grippe n’Ă©taient pas alarmants cette annĂ©e non plus, avec un Ă©tĂ© long », explique-t-elle.
Selon elle, les Ă©quipes travaillent toujours Ă  100% d’occupation, et elle appelle le public Ă  se faire vacciner et Ă  ceux qui sont malades Ă  rester chez eux. C’est peut-ĂŞtre l’une des choses que nous avons apprises du corona – ceux qui sont malades restent chez eux, sans remords. »
 « Le taux d’occupation des salles internes est toujours Ă©levĂ© en raison d’un manque de lits internes », explique le Dr Yitzhak Sharaf, directeur adjoint du centre mĂ©dical. « Cela change au cours de cette pĂ©riode. RĂ©gulièrement, tous les dĂ©partements sont occupĂ©s Ă  au moins 110 %, et certains dĂ©partements atteignent mĂŞme plus. Cela varie entre les services et dĂ©pend des isolements, et il y a des services qui atteignent mĂŞme 130 % d’occupation, tout en tenant compte des limitations qui existent au sein des services et de la capacitĂ© d’admettre plus que le nombre fixe de lits. »
 
 Pourrait-il y avoir une situation oĂą il n’y aura pas de place et il ne sera pas possible de recevoir les patients ?
« S’il n’y a pas de lits, les patients attendent plus longtemps aux urgences. »
Selon le Dr Sharaf, Ă  ce jour, il est très difficile de faire face Ă  l’Ă©tat de morbiditĂ©, Ă©galement des Ă©quipes et de leurs familles.
« Si nĂ©cessaire, nous renforçons les services avec du personnel infirmier. Dans les Ă©quipes mĂ©dicales, ce n’est pas possible – les mĂ©decins sont des mĂ©decins organiques des services. Il n’est pas possible de prendre un oto-rhino-laryngologiste et de le mettre dans un service interne, mais nous renforçons le personnel infirmier autant que possible. »
 
 Le nombre de renvois aux urgences, explique le Dr Sharaf, est revenu au mĂŞme niveau que dans la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant le virus corona. « Il y en a entre 150 et 160 000 par an. Aujourd’hui, il y a entre 350 et 500 demandes par jour , ce qui est un nombre Ă©levĂ©. »
Faut-il s’attendre Ă  une accalmie prochainement ?
« Chaque annĂ©e, dans la pĂ©riode entre janvier et mars, il y a une augmentation de l’occupation et le plus de rĂ©fĂ©rences. Le système de santĂ© pendant cette pĂ©riode entre en insuffisance. Les salles d’urgence dĂ©bordent. Souvent, les ambulances viennent aux salles d’urgence et doivent attendre pour qu’un lit se libère, et cela se produit dans tous les hĂ´pitaux.Quiconque planifie Ă  long terme, le système de soins de santĂ© de l’État d’IsraĂ«l devrait tenir compte du fait que la population vieillit, que le nombre de maladies chroniques augmente, qu’il y a de bons traitements complexes qui prolongent la vie des patients âgĂ©s et des patients atteints de maladies graves, par consĂ©quent, les rĂ©fĂ©rences seront destinĂ©es aux personnes âgĂ©es et plus malades, et nous devons donc Ă©galement garantir un nombre appropriĂ© de lits d’hospitalisation afin qu’ils puissent ĂŞtre traitĂ©s chez ces patients et ensuite aussi de les transfĂ©rer dans des institutions de rééducation ou appropriĂ©es selon leur Ă©tat. Cette planification pour le moment ne semble pas ĂŞtre Ă  son meilleur.
La meilleure des solutions est de se faire vacciner pour éviter une grippe tres grave.
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