La mĂ©diatrice Beharve Miara tente de faire Ă©chouer la loi d’expulsion des familles de terroristes :  » Cela soulève des difficultĂ©s juridiques « …

La conseillère juridique du gouvernement, Gali Beharev Miara, a envoyĂ© hier soir (Motash) par l’intermĂ©diaire de son adjoint, Gil Limon, un avis critique sur la loi sur la dĂ©portation des familles de terroristes qui sera prĂ©sentĂ© aujourd’hui au comitĂ© des ministres de la lĂ©gislation. La porte-parole souligne que la loi soulève des questions constitutionnelles complexes, et se rĂ©fère Ă©galement Ă  un avis du conseil juridique au gouvernement de la prĂ©cĂ©dente Knesset, dans lequel il est proposĂ© de s’opposer Ă  une loi similaire.

Cependant, elle a Ă©crit qu’elle attendait l’avis des responsables de la sĂ©curitĂ© et du ministère de l’IntĂ©rieur, et seulement après cela, elle pourra prĂ©senter un avis complet au ComitĂ© lĂ©gislatif des ministres sur l’opportunitĂ© de soutenir ou de s’opposer Ă  la loi.

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Il s’agit d’une loi sur l’expulsion des familles de terroristes qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par le dĂ©putĂ© Hanoch Milibetzki du Likud et qui est aujourd’hui soumise Ă  l’approbation de la commission ministĂ©rielle des affaires lĂ©gislatives. Selon le projet de loi, le ministre de l’IntĂ©rieur pourra expulser un membre de la famille d’un terroriste en dehors de l’État d’IsraĂ«l, si son intention de commettre lui-mĂŞme un attentat est connue, ou s’il a exprimĂ© son soutien, son identification ou ses louanges pour l’acte terroriste commis par son proche.

Dans sa lettre, Beharev Miara fait rĂ©fĂ©rence Ă  un avis envoyĂ© Ă  l’ancien ministre de la Justice Gideon Sa’ar, au nom du DĂ©partement consultatif et lĂ©gislatif du Conseil juridique du gouvernement en 2021, sur une loi similaire soumise Ă  la prĂ©cĂ©dente Knesset, par Eli Cohen pour expulser des familles de terroristes, dans lequel il est proposĂ© de s’opposer Ă  la loi.

L’avis de 2021 stipule que l’expulsion des familles de terroristes est disproportionnĂ©e, compte tenu du fait que mĂŞme dans une situation oĂą vous souhaitez rĂ©voquer leur citoyennetĂ©, cela ne peut se faire que s’ils ont une autre citoyennetĂ©, s’ils n’en ont pas, ils doit ĂŞtre laissĂ© avec le statut de rĂ©sident. Il est Ă©galement Ă©crit que des questions se posent quant Ă  la raison pour laquelle les membres de la famille d’un terroriste qui connaissaient son intention de commettre un attentat seraient expulsĂ©s, contrairement Ă  toute autre personne qui connaissait ou soutenait le terrorisme.

En plus de cela, le mĂŞme avis de 2021 affirme que le pouvoir d’expulser les Palestiniens des Territoires palestiniens soulève des difficultĂ©s juridiques internationales, Ă©tant donnĂ© qu’il s’agit de rĂ©sidents soumis Ă  un rĂ©gime militaire.

Entre autres, l’avis prĂ©cise que « la proposition qui est proposĂ©e impose dĂ©sormais une sanction extrĂŞme d’expulsion des rĂ©sidents protĂ©gĂ©s, ce qui entraĂ®ne des difficultĂ©s très sensibles sur le plan international, non pas fondĂ©es sur la dangerositĂ© individuelle mais sur la nĂ©cessitĂ© de dissuader le plus grand nombre, et sans rĂ©fĂ©rence Ă  la possibilitĂ© de poursuites dans le cadre d’une procĂ©dure pĂ©nale, Ă  laquelle il ne peut bien sĂ»r pas mettre fin avec la peine d’expulsion.

« Enfin, notons que nous n’avons pas connaissance d’une position des organes de sĂ©curitĂ© selon laquelle, pour dissuader la commission d’actes terroristes, une autoritĂ© de ce type extrĂŞme est requise, dont l’exercice mĂŞme doit Ă©galement ĂŞtre supposĂ© avoir des consĂ©quences sĂ©curitaires, politiques et internationales. En conclusion, il est proposĂ© de s’y opposer.