L’Ă©limination d’Iyad al-Hasani, haut responsable du Jihad islamique, a gâchĂ© les cartes de l’opĂ©ration Ă Gaza. Vendredi, Le Caire cherchait encore une Ă©chelle par laquelle les partis abaisseraient la haute barre des revendications qu’ils s’Ă©taient fixĂ©es.
Lors des pourparlers tenus, l’organisation terroriste a exigĂ© la fin de la politique d’ Ă©limination ciblĂ©e et l’annulation du dĂ©filĂ© des drapeaux Ă JĂ©rusalem. La partie israĂ©lienne l’a rejetĂ©, et Ă juste titre. Selon des sources arabes, IsraĂ«l a posĂ© sa propre condition pour le dĂ©mantèlement des lance-roquettes djihadistes. Pour sortir du labyrinthe des ultimatums, le Caire a proposĂ© un cessez-le-feu « temporaire ». L’ Ă©limination ciblĂ©e du terroriste dans l’appartement cachĂ©, ensevelit l’initiative dans l’inimitiĂ©.
Secrétaire général du Jihad : « La situation sur le terrain est excellente »
Dans le Jihad islamique et le HML, les organisations terroristes de Gaza ont menacĂ© de venger son sang « coĂ»te que coĂ»te ». Vers midi, samedi, elles ont promis qu’elles pourraient continuer longtemps la campagne. Suite Ă des fuites dans la presse arabe, le reprĂ©sentant du Jihad aux pourparlers a quittĂ© le Caire pour livrer une nouvelle proposition Ă la direction de son organisation au Liban, concernant notamment le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ziad Nachala, en contact rĂ©gulier avec TĂ©hĂ©ran.
Ce dernier a exprimĂ© l’Ă©tendue de sa dĂ©connexion de la rĂ©alitĂ© lorsqu’il a insistĂ© lors d’une conversation avec le ministre iranien des Affaires Ă©trangères sur le fait que « la situation sur le terrain est excellente ». Les bombardements de Tsahal ne sont apparemment pas sentis au Liban, et Nachala a menacĂ© de poursuivre la campagne.Les Iraniens, comme l’a clairement indiquĂ© samedi le commandant de la Force Al-Qods, sont heureux de continuer Ă aider.

Nasrallah : « Nous n’hĂ©siterons jamais Ă apporter notre aide »
A l’ombre de sa situation critique, le Jihad a en fait mis sur la table deux menaces majeures : poursuivre le round des combats jusqu’au dĂ©filĂ© des drapeaux dans une sorte de guerre d’usure, et passer ainsi d’une rĂ©action aux massacres du Jihad Ă une campagne pour la « dĂ©fense de JĂ©rusalem ». La justification de ces lancements a Ă©tĂ© expliquĂ©e par un commentateur palestinien. Selon lui, tout ne motive pas l’axe pro-iranien, tout comme les actions au Liban ne motivent pas les organisations terroristes de la bande de Gaza. DĂ©fendre JĂ©rusalem, en revanche, est une toute autre histoire. Une telle campagne pourrait en fait conduire Ă l’implication du Hezbollah ou Ă fermer les yeux, Ă l’instar des lancements depuis le sud du Liban en avril.
Celui qui y a fait allusion est le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Hezbollah, Hassan Nasrallah lui-mĂŞme : « Nous sommes en contact permanent avec la rĂ©sistance Ă Gaza. Nous n’hĂ©siterons jamais Ă fournir une assistance chaque fois que la responsabilitĂ© l’exigera », a-t-il dĂ©clarĂ© dans son discours de vendredi.

Le Hamas reste discret malgré ses déclarations militantes
Un autre indice est venu de la direction du rĂ©seau pro-iranien al-Mayadeen. Des sources palestiniennes ont dĂ©clarĂ© Ă la chaĂ®ne que le risque d’un conflit Ă©tendu est plus grand qu’un cessez-le-feu et que le jihad a refusĂ© un cessez-le-feu mutuel. Ce rapport Ă©tait un autre signal que, parallèlement Ă l’effet dissuasif de l’Ă©limination d’al-Hasani, l’une des personnalitĂ©s clĂ©s dont les mains sont trempĂ©es dans le sang israĂ©lien, l’organisation a encore renforcĂ© ses positions.
Au-delĂ de cela, al-Hasani Ă©tait responsable des relations avec les dirigeants de l’organisation Ă l’Ă©tranger. Sa mort pourrait crĂ©er une dĂ©connexion entre les terroristes dans la bande de Gaza et les dirigeants assis Ă Beyrouth et responsables des pourparlers de cessez-le-feu. La situation oĂą un cessez-le-feu sera signĂ© mais les instructions ne seront pas acceptĂ©es par les Ă©chelons infĂ©rieurs. Ses proches et les membres de sa famille dans la bande de Gaza et au Liban sont dĂ©terminĂ©s Ă se venger.
Et un dernier mot sur le Hamas : l’organisation terroriste reste en arriere malgrĂ© ses dĂ©clarations belliqueuses, mais entre-temps, une autre organisation de la coalition factionnelle aide le Jihad islamique dans le conflit – le Front populaire. L’aile militaire du front ont Ă©tĂ© tuĂ©s lors de tentatives de lancement de roquettes sur des localitĂ©s israĂ©liennes Il s’agit d’une organisation relativement petite, mais qui a dĂ©jĂ lancĂ© des roquettes sur Be’er Sheva. En d’autres termes, le Jihad islamique n’est pas complètement isolĂ© dans ce conflit, et IsraĂ«l devra en tenir compte.





