Lapid a reconnu l’Ă©chec de sa stratĂ©gie Ă©conomique nĂ©o-libĂ©rale !

 

Yair Lapid, ministre des Finances s’est exprimĂ© lors de la confĂ©rence qui s’est tenue Ă  Eilat, et celui-ci a fait une annonce surprise :

Lapid: « Je ne suis pas socialiste, mais il faut avouer que l’idĂ©e de Reagan, qui a lancĂ© dans les annĂ©es 80, la nĂ©cessitĂ© de s’enrichir sans restriction, pour ensuite envoyer cet argent aux pauvres, ne fonctionne pas. Une telle politique a Ă©chouĂ© aux États-Unis, a Ă©chouĂ© en Grande-Bretagne, et a Ă©chouĂ© en IsraĂ«l. L’argent tombant vers le haut (les plus riches) reste au sommet.  »

Lapid a donc suggĂ©rĂ© « d’investir dans la classe moyenne. » Selon lui, l’argent va couler  » de haut en bas ». Il ne tient pas compte des avantages mais veut augmenter les moyens de lutter contre la pauvretĂ©, et il estime que les plus pauvres doivent avoir la possibilitĂ© de « gagner. »

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Lapid a dĂ©clarĂ© que le revenu national de 2002-2012 d’IsraĂ«l a augmentĂ© de 26,8%, tandis que les revenus rĂ©els de la population au cours de la mĂŞme pĂ©riode ont augmentĂ© de seulement 2,1%. Autrement dit, le peuple d’IsraĂ«l n’a pas reçu suffisamment par rapport Ă  la croissance Ă©conomique.

Lapid a abordĂ© la question de la «gĂ©nĂ©ration perdue» : jusqu’Ă  ce jour en IsraĂ«l,  de nombreux israĂ©liens dans la trentaine sont dans une situation matĂ©rielle pire que leurs tuteurs. Ils doivent vivre dans les maisons parentales et en grande partie Ă  la charge des parents.

Yair Lapid a de nouveau examinĂ© la question de l’Ă©migration des jeunes, car en effet, les jeunes quittent IsraĂ«l parce qu’ils ne voient pas des perspectives d’avenir pour eux mĂŞmes dans ce pays. Selon, Globes, Lapid a dit : «Si ces jeunes gens sont persuadĂ©s que le gouvernement les considère comme leur principale richesse, ils ne se rendront plus Ă  Berlin ou Los Angeles. Ces jeunes aiment le pays, et s’ils savent que le pays les aime, nous ne perdrons pas la jeune gĂ©nĂ©ration « .

Lapid a rappelĂ© le cas des impĂ´ts Ă©levĂ©s des entreprises par rapport aux grandes entreprises Ă©trangères. Il a citĂ© l’exemple de la sociĂ©tĂ© «Intel», qui doit choisir entre IsraĂ«l et l’Irlande pour sa nouvelle usine, et qui a en fin de compte choisi l’Irlande car le taux d’imposition est plus faible. En consĂ©quence, IsraĂ«l a perdu des centaines d’emplois potentiels.

En conclusion, Lapid a parlĂ© du problème de l’Ă©ducation en IsraĂ«l. « L’enseignement supĂ©rieur est dissociĂ© des besoins de l’Ă©conomie. «IsraĂ«l n’a pas besoin de tant d’avocats et de comptables », donc si quelqu’un veut ĂŞtre formĂ© dans ces spĂ©cialitĂ©s, qu’il Ă©tudie Ă  ses propres frais – l’État ne devrait pas subventionner un tel enseignement. Au lieu de cela, nous devrions investir dans les collèges professionnels, afin d’obtenir une spĂ©cialitĂ© populaire. »