Le chef de l’opposition israélienne Yair Lapid a vivement attaqué le gouvernement ce vendredi, après les révélations selon lesquelles la Turquie et le Qatar feront partie de l’équipe internationale chargée de gérer la bande de Gaza dans le cadre de la nouvelle architecture annoncée par les États-Unis.
Dans une déclaration particulièrement virulente, Lapid qualifie cette évolution de « faillite diplomatique totale » et en impute l’entière responsabilité au Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Je les ai prévenus pendant un an »
Réagissant à la publication de la composition de la future Conseil de la paix et de ses organes exécutifs pour Gaza, Yair Lapid affirme que le scénario actuel était non seulement prévisible, mais évitable :
« Cela fait un an que je dis au gouvernement : si vous ne faites pas avancer la solution égyptienne avec les États-Unis et la communauté internationale, vous finirez avec la Turquie et le Qatar à Gaza. »
Selon Lapid, l’échec de l’exécutif à promouvoir une alternative crédible, notamment via l’axe égyptien, a ouvert la porte à l’entrée d’acteurs que Jérusalem considère comme hostiles ou problématiques.
Turquie et Qatar dans le dispositif, Hamas toujours armé
Le chef de l’opposition poursuit en dressant un constat sévère de la situation sécuritaire :
« Hier soir, la composition de la Conseil de la paix a été publiée :
la Turquie est dedans, le Qatar est dedans,
et selon Tsahal, le Hamas dispose encore de 30 000 combattants armés à Gaza. »
Pour Lapid, cette combinaison est explosive : présence d’États soutenant politiquement le Hamas, absence de désarmement effectif, et transfert progressif de responsabilités civiles à un mécanisme international contesté.
« Une faillite diplomatique après le sacrifice des soldats »
Le ton se durcit encore lorsqu’il évoque le coût humain de la guerre :
« C’est une faillite diplomatique totale du gouvernement Netanyahu, après le courage et le sacrifice infinis des soldats et des commandants de Tsahal. »
Cette phrase résume la ligne de l’opposition : selon Lapid, les succès militaires et le prix payé sur le terrain n’ont pas été traduits en acquis politiques, laissant Israël dans une position affaiblie au moment crucial du « jour d’après ».
Une critique qui s’inscrit dans une crise plus large
Les propos de Yair Lapid interviennent dans un contexte de tensions ouvertes entre Jérusalem et Washington, après que le gouvernement israélien a lui-même reconnu ne pas avoir été pleinement coordonné sur la composition des organes internationaux appelés à gérer Gaza.
Ils reflètent également une fracture politique interne profonde, alors que la question du contrôle post-guerre de Gaza devient l’un des principaux champs de bataille entre coalition et opposition.
À mesure que les détails du dispositif international se précisent, la critique de Lapid pourrait trouver un écho croissant au sein de l’opinion publique israélienne, inquiète de voir des acteurs hostiles influencer l’avenir sécuritaire de la région, malgré les lourds sacrifices consentis par Israël depuis le 7 octobre.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News





