Vendredi soir, la chaĂ®ne Kan TV a publiĂ© de nouveaux dĂ©tails sur l’affaire pĂ©nale de Moti Maman, accusĂ© de travailler pour les renseignements iraniens. L’homme d’affaires de 73 ans a expliquĂ© ses nĂ©gociations avec les Iraniens par ses besoins financiers. Il a notamment dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait « coĂ»teux pour lui de subvenir aux besoins de sa femme biĂ©lorusse ».
« J’ai une femme qui vient de BiĂ©lorussie, ça coĂ»te cher de la subvenir aux besoins. Si j’habitais en BiĂ©lorussie, tout y est bon marchĂ©, mais ici, sortir boire de la bière coĂ»te 120 shekels. J’avais besoin d’argent, l’argent m’a aveuglĂ© », Kan cite le tĂ©moignage de l’accusĂ© lors de l’interrogatoire de la police.
Maman a Ă©galement dĂ©clarĂ© que les Iraniens n’espĂ©raient pas tuer Netanyahu, ni aucun des ministres, se rendant compte qu’ils Ă©taient fortement gardĂ©s, et a demandĂ© Ă Maman s’il Ă©tait possible de faire exploser, par exemple, le maire de Nahariya dans une voiture (Maman avait auparavant une entreprise dans cette ville et, comme soupçonnĂ© d’ĂŞtre liĂ© Ă des criminels locaux).
« L’Iranien m’a demandĂ© si je connaissais le maire de Nahariya et si j’Ă©tais prĂŞt Ă faire exploser une bombe qui le ferait exploser. Ils voulaient quelque chose de grand et de bruyant pour qu’ils en parlent », a admis l’homme d’affaires criminel.
La « femme biĂ©lorusse » dont parlait maman a Ă©galement Ă©tĂ© interrogĂ©e par le Shin Bet. Elle a admis qu’elle Ă©tait au courant des voyages de son mari en Iran et qu’elle en Ă©tait inquiète, et a Ă©galement dĂ©clarĂ© que Maman lui avait demandĂ© si les citoyens iraniens Ă©taient autorisĂ©s Ă entrer en BiĂ©lorussie.
Ce vendredi, un nouvelle version a Ă©tĂ© exprimĂ©e par l’avocat de Moti Maman, Eyal Besserglik, sur la radio 103FM.Â
« Il a été mis dans une camionnette, les yeux bandés. Je ne dis pas qu’il a été kidnappé là -bas ; il n’a même pas compris où il se trouvait.
Besserglik est un avocat assez connu en IsraĂ«l. En 2023, il devient le hĂ©ros d’un immense scandale. Il a pris 585 000 shekels Ă la famille de Yuri Volkov assassinĂ© pour avoir reprĂ©sentĂ© les intĂ©rĂŞts de la veuve devant le tribunal. L’argent a Ă©tĂ© collectĂ© littĂ©ralement par tout le pays, choquĂ© par le meurtre brutal. Elena Volkova a docilement transfĂ©rĂ© la totalitĂ© du montant par virement bancaire – après une telle perte, la dernière chose Ă laquelle les gens pensent, c’est l’argent. Ayant un peu repris ses esprits, elle a demandĂ© Ă Besserglik de restituer la majeure partie du montant, en se laissant une rĂ©munĂ©ration « raisonnable » pour les services fournis, mais il a refusĂ© – et l’histoire a Ă©tĂ© connue des mĂ©dias. Il a restituĂ© la majeure partie de la somme.Â
Le correspondant de la Douzième chaĂ®ne, Guy Peleg, a rĂ©vĂ©lĂ© dans son enquĂŞte d’autres cas de frais d’avocat gonflĂ©s.Â
La famille a Ă©tĂ© victime d’un crime. L’avocat leur a promis des montagnes d’or et a estimĂ© l’affaire Ă environ 450 000 shekels, « mais comme il veut aider, il le fait pour 240 shekels ». Selon la famille, il n’a rien fait. Les membres de la famille ont portĂ© plainte auprès du barreau et le rĂ©sultat a Ă©tĂ© un procès intentĂ© par Besserglick.Â
Il a demandĂ© 80 000 $ Ă la victime d’un crime sexuel pour l’accompagner Ă la police. Lorsque la femme s’est plainte que rien n’avait Ă©tĂ© fait, elle a Ă©galement reçu une poursuite judiciaire de 200 000 shekels.





