“Le cabinet du cauchemar” : un masseur israélien inculpé pour viol d’une patiente — aveux accablants à l’appui

L’affaire bouleverse Israël : un masseur réputé de Galilée, Alon Ben Uri Arel, âgé de 56 ans et résident de Kadarim, a été inculpé pour viol et attentat à la pudeur sur une de ses patientes dans sa propre clinique. Ce qui devait être un traitement thérapeutique s’est transformé en un traumatisme brutal pour « Dana » (nom d’emprunt), qui a eu le courage de dénoncer les faits.

Le parquet de la région nord, par la voix de la substitut du procureur Lousana Sayeg, a déposé un acte d’accusation détaillé devant le tribunal de district de Nazareth. Selon le document, le praticien a profité de sa position de confiance et de la vulnérabilité de la patiente pour commettre des actes sexuels non consentis, dans un contexte d’abus d’autorité thérapeutique manifeste.

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Un « massage thérapeutique » qui vire à l’horreur

Dana raconte que les faits se sont produits lors de sa troisième séance de soin. « J’avais confiance. Jamais je n’aurais imaginé qu’un espace de soin se transforme en lieu de prédation », confie-t-elle. « Dès l’instant où il a commencé à me toucher de façon inappropriée, j’ai figé, puis j’ai réagi, j’ai repoussé sa main. Mais ensuite, il a retiré le drap de mon corps et m’a agressée sexuellement. »

Dans sa déposition, elle décrit comment, après l’agression, elle a immédiatement confronté le thérapeute : « Je lui ai dit que ce qu’il a fait était inadmissible. Il s’est excusé, m’a proposé un câlin, et je lui ai dit de me laisser seule. »

Ce témoignage poignant a été corroboré par une preuve décisive, que les enquêteurs désignent comme une « preuve en or ». Lors d’un confrontation organisée par la police, la victime a une nouvelle fois accusé l’agresseur présumé. Celui-ci a reconnu les faits pendant la conversation enregistrée. C’est ce qui a permis de solidifier le dossier et de mener à l’inculpation formelle.

Une enquête exemplaire, un appel à briser le silence

La cheffe d’enquête, l’officière Li-Gal Almog, spécialisée dans les affaires d’agressions sexuelles et de violences familiales dans le district nord, a salué le courage de la plaignante. Elle souligne l’importance de la réaction rapide de la victime, qui s’est rendue à la police accompagnée d’une représentante d’un centre d’aide psychologique pour victimes de violences sexuelles.

« C’est une preuve que lorsqu’on agit avec professionnalisme et humanité, on peut faire éclater la vérité », a déclaré Almog. Le témoignage de Dana est un modèle de résilience, selon les autorités policières, qui appellent d’autres victimes à suivre son exemple.

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« Ce n’est pas ma honte, c’est la sienne »

Dana a décidé de témoigner publiquement pour alerter d’autres femmes : « J’ai compris que si je gardais ça en moi, cela m’aurait rongée toute ma vie. Le simple fait de déposer plainte a été le début de ma guérison. Je veux dire à toutes les femmes : n’ayez pas honte. La honte appartient à l’agresseur. »

Elle invite toutes les femmes qui fréquentent des thérapeutes masculins à s’assurer qu’il y a toujours d’autres personnes dans la clinique, ou du moins une secrétaire. « Un homme seul dans un cabinet avec une femme, c’est un risque. Ce que j’ai vécu m’a fait perdre toute confiance. »

Dana conclut avec une force bouleversante : « Je veux que justice soit faite. Pas pour moi seulement, mais pour toutes les femmes à qui cela pourrait arriver. Je n’ai pas choisi d’être agressée. Je n’ai rien demandé. Et maintenant, je me bats pour que d’autres ne soient pas détruites comme moi. »

La défense d’Alon Ben Uri Arel n’a, à l’heure actuelle, pas souhaité commenter l’affaire.

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