La guerre contre l’Iran a agi comme un rĂ©vĂ©lateur brutal pour le système de santĂ© israĂ©lien. C’est ce qu’a indiquĂ© ce matin (mercredi) le directeur gĂ©nĂ©ral du ministère de la SantĂ©, Moshe Bar Siman Tov, lors d’un colloque de l’Institut national pour la recherche sur les services et la politique de santĂ©. Selon lui, le cycle de confrontation avec l’Iran a mis en lumière les dĂ©fis du ministère et la nĂ©cessitĂ© urgente de mettre Ă jour sa politique d’urgence. Les objectifs qu’il a dĂ©finis sont au nombre de trois : protection des infrastructures du ministère, prĂ©paration Ă des scĂ©narios d’urgence nationale et assurance de la continuitĂ© opĂ©rationnelle.
Bar Siman Tov a ajoutĂ© un avertissement notable : les guerres ne sont pas les seuls Ă©vĂ©nements auxquels le système devra faire face. « Il y aura peut-ĂŞtre d’autres situations d’urgence » auxquelles le système devra rĂ©pondre, a-t-il dĂ©clarĂ©, sans en prĂ©ciser la nature. Une formulation volontairement ouverte qui laisse entendre que les autoritĂ©s sanitaires israĂ©liennes envisagent des scĂ©narios multiples — naturels, technologiques ou sĂ©curitaires — au-delĂ du seul prisme militaire.
La pandĂ©mie de Covid-19 avait dĂ©jĂ soulignĂ© la fragilitĂ© potentielle des systèmes de santĂ© face Ă des crises imprĂ©vues. Depuis lors, IsraĂ«l a traversĂ© plusieurs cycles de confrontation militaire d’une intensitĂ© croissante, de l’opĂ©ration contre Gaza Ă la guerre ouverte avec l’Iran au printemps 2026. Chaque Ă©pisode a contraint les hĂ´pitaux, les services d’urgence et les infrastructures mĂ©dicales Ă s’adapter dans l’urgence. La dĂ©claration du directeur gĂ©nĂ©ral signale que cette adaptation ne peut plus ĂŞtre conjoncturelle : elle doit dĂ©sormais ĂŞtre structurelle.
Pour approfondir :
- L’annĂ©e de la pandĂ©mie, IsraĂ«l a Ă©tĂ© classĂ© 11e (sur 150 pays) dans le classement du bonheur de l’ONU
- Israël dans le top 10 des pays les plus heureux






